Gouvernement vs enseignants stagiaires, année blanche contre  « année noire »

Gouvernement vs enseignants stagiaires, année blanche contre  « année noire »

Cela ne s’arrange pas avec les jeunes enseignants stagiaires, et le bras de fer se durcit avec un gouvernement qui n’en peut plus de chercher une issue au conflit qui prend une dimension de plus en plus nationale, et internationale. Jeudi, après le Conseil de gouvernement, le porte-parole avait évoqué l’éventualité d’une année blanche, mais les enseignants ont riposté par la menace d’une « année noire » en manifestations, marches et sit-in.

« Les enseignants stagiaires ont une semaine, soit juste après les vacances trimestrielles, pour reprendre leurs cours, ou alors ils devront assumer leurs responsabilités », avait asséné Mustapha el Khalfi. Clairement, le gouvernement décrétera une année blanche, signifie le ministre… qui ne dit pas ce qu’il fera de 10.000 personnes dans les rues… Un représentant de la Coordination nationale des enseignants stagiaires a rejeté ces propos qu’il considère comme « un discours d’intimidation et de menaces », explique-t-il, avant d’ajouter que « nous refusons la proposition de recrutement de la promotion de cette année en deux vagues. Il faut annuler les deux décrets », conclut-il… ces deux décrets dont l’un dissocie la formation du recrutement et l’autre réduit la bourse de moitié, de 2.454 DH à 1.200 DH.

Les jeunes donnent rendez-vous au gouvernement dans la rue. « S’ils déclarent l’année blanche, nous leur répondrons par une année noire de manifestations. Nous resterons aussi unis et fermes que nous l’avons été durant tous ces mois ».

Les représentants des stagiaires expliquent qu’ils avaient cru au dialogue et que des discussions avaient été engagées (en référence à la réunion des deux parties samedi 23 janvier à la wilaya de Rabat), mais qu’ils avaient été surpris par le discours radical et menaçant du gouvernement. « Nous réservons une surprise au gouvernement dans une quinzaine de jours.il devra assumer le coût de ses positions ».

Le dialogue se fait de plus en plus sourd, le gouvernement tenant à ses deux décrets et affirmant que toute discussion ne pourrait se faire que dans le cadre de ces textes, alors que les enseignants disent exactement le contraire, que rien ne saurait être engagé sérieusement tant que les deux décrets seront maintenus.

Le programme d’action des enseignants commence par une campagne de communication nationale et à l’étranger, de même que des manifestations nationale et régionales, avec la participation des familles. Cela posera problème aussi car, à croire el Khalfi, « les manifestations ne seront pas autorisées, et tout contrevenant à la loi devra en payer le prix ». Réponse du berger à la bergère : « Qu’ils disent ce qu’ils veulent. Eux parlent, nous agissons ».

Rendez-vous donc lundi, à la conférence de presse projetée des enseignants stagiaires.



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