Enseignants stagiaires, Benkirane persiste et signe
Le chef du gouvernement et du PJD Abdelilah Benkirane s’exprimait devant une commission de son parti sur la question des enseignants stagiaires. Il s’est montré ferme sur la position de l’Etat et demandé, encore une fois, aux jeunes stagiaires de réintégrer leurs salles de classe.
« Il n’est pas normal que l’Etat ne forme que les étudiants qu’il est capable de recruter ensuite, et cela est valable pour les enseignants, les médecins et les ingénieurs », a lancé Benkirane qui a rappelé que « en arrivant, j’ai compris que l’Etat craignait de former des jeunes, par appréhension du moment où ils demanderaient à être recruter »… Le chef du gouvernement a martelé que l’Etat dissociera la formation et le recrutement dans tous les domaines.
Puis il est passé encore une fois à la menace à l’égard de ces jeunes enseignants : « Ce ne sont ni mes ennemis ni mes adversaires, et je souhaite qu’ils reprennent leurs cours, afin de réussir à la fin de l’année, avec l’aide de Dieu. Je les exhorte à le faire car, dans les prochains jours, je prendrai une décision qui ne sera pas à leur avantage ». En gros, l’année blanche…
Puis, droit dans ses bottes, il explique que « les décrets seront respectées, les examens auront lieu et ceux qui les passeront les réussiront et atteindront leurs objectifs, mais ils doivent respecter la légalité institutionnelle et rentrer en classe. Ils ne doivent pas écouter ceux qui les incitent à la rébellion car cela n’est pas dans leur intérêt ».
Fort bien, mais comment faite alors pour compenser les départs à la retraite si cette année est déclarée blanche ? Le gouvernement envisage de prendre contact avec les enseignants en âge de partir en retraite pour les convaincre d’ajouter encore une année avant leur départ. Les cours pourraient lors être prodigués à la rentrée prochaine sans perturbation.