Le plaidoyer de l'USFP en faveur de la parité

Le plaidoyer de l'USFP en faveur de la parité

En mars 2015, le gouvernement d’Abdelilah Benkirane approuvait le projet de loi relatif à l ‘Autorité pour la parité. Le débat sur l’égalité s’était imposé au Maroc et les islamo-conservateurs avaient capitulé. Un an plus tard, la polémique bat toujours son plein autour de cette instance. 

Hier, lors de la journée d’étude organisée par le groupe parlementaire de l’Union socialiste des forces populaires (USFP) à la Chambre des représentants, le premier secrétaire Driss Lachgar a lancé un appel à la création d’un front populaire pour la défense de l’Autorité pour la parité et la lutte contre toutes les formes de discriminations.

« Le projet de loi sur l'Autorité pour la parité est en deçà des attentes et des dispositions de la Constitution de 2011 », a déclaré Driss Lachgar, appelant à la mobilisation. L’USFP devrait contacter prochainement les formations progressistes. L’objectif est clair : élaborer et présenter des amendements visant à accorder de plus grands pouvoirs à l'Autorité.

Pour le moment, cet organisme a un rôle consultatif.  Ses fonctions consistent à présenter des propositions concernant la lutte contre les discriminations, et à se prononcer sur l'action gouvernementale en la matière. L’objectif final est d'arriver à une parité effective entre les deux sexes sur les plans économique, social, politique et culturel.

Mais les associations féministes et de défense des droits humains, elles, n’en démordent pas.  Tout comme les partis de l’opposition. Tous souhaitent un champ d’action élargi pour pouvoir s’opposer avec plus de force aux actes de discrimination. De son côté, le Conseil Économique social et environnemental (CESE) appelle à clarifier les missions et prérogatives de l’Autorité et a émis des propositions sur le projet de loi.

Dans son rapport publié le 20 octobre 2015, le Conseil national des droits de l’homme du Maroc relevait les avancées significatives de ces dernières années qui « place le Maroc dans une situation très avancée par rapport aux pays arabes ». Pour autant, le CNDH pointe les sérieux blocages de la société, l’acceptation sociale des violences faites aux femmes, les discriminations et les régressions dont elles sont victimes. Le taux d’activité des femmes a reculé de 5 % ces dernières années, passant à 29 %, contre 75 % pour les hommes. Une réalité alarmante sur les discriminations à l’égard des femmes dans la vie économique. Autant d’arguments en faveur de l’instauration d’une instance de parité puissante.

EL

 

 



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