La bataille électorale a commencé par la question fondamentale du seuil électoral

La bataille électorale a commencé par la question fondamentale du seuil électoral

Merci 16 février, le chef du gouvernement Abdelilah Benkirane recevait les chefs et représentants des partis politiques représentés au parlement. Il s’agit de la première fournée puisque les concertations se poursuivront par sa rencontre avec les formations non présentes dans l’institution législative. Au-delà du caractère formel de la réunion, la question cruciale du seuil a été évoquée.

Abdelilah Benkirane était accompagné des ministres de l’Intérieur et de la Justice, et dans son mot d’ouverture, il a indiqué que ces élections seront supervisées par la présidence du gouvernement et que les discussions porteront sur l’organisation et les modes de scrutin. On remarquera l’absence de Salaheddine Mezouar à la réunion, très opportunément appelé à une mission à l’étranger ; en effet, samedi dernier, lors du Conseil national du RNI, Mezouar avait tiré à boulets rouges sur Benkirane et le PJD.

La bataille, puisqu’il s’agira réellement d’une bataille, tournera autour de la question du seuil électoral, actuellement fixé à 6% des suffrages. Les partis qui réalisent un score de voix inférieur à ce seuil n’obtiennent pas de députés, ce qui exclut de facto les « petits » partis du parlement. L’enjeu est de baisser le niveau du seuil, voire de le supprimer, permettant à ces formations d’être représentées, et surtout aux grands partis d’avoir moins de députés. C’est le PJD et le PAM qui en pâtiront, mais surtout le premier.

Et donc, dans ce qui apparaît comme un jeu de rôles, l’Istiqlal a demandé de relever le seuil à 10% alors même que son allié dans l’opposition, l’USFP, a souhaité voir ce seuil purement et simplement supprimé. Les deux partis raccorderont très certainement leurs violons car la suppression du seuil, combinée à l’élargissement des circonscriptions électorales, essentiellement dans les grandes villes, en plus de la fusion de listes entre partis (vraisemblablement entre RNI et PAM), coûteront plusieurs élus au PJD, fortement présent en agglomérations urbaines comme l’a montré le scrutin du 4 septembre dernier.



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