Rachid Belmokhtar : « Il n’y aura pas d’année blanche pour les enseignants stagiaires »
Le ministre de l’Education nationale était l’invité de l’émission « Avec ou sans parure » de Luxe Radio. Il a expliqué sa politique mais aussi la vision et ses déclinaisons sur le terrain, à court, moyen et long terme. Interrogé sur la question sensible et tendue des enseignants stagiaires, il a affirmé qu’il n’y aurait pas d’année blanche, comme l’ont laissé entendre Abdelilah Benkirane et Mustapha el Khalfi.
Rachid Belmokhtar a été droit dans ses bottes, et adroit dans ses réponses lors de cette émission, diffusée hier en direct. Il n’a éludé aucune question, se cantonnant dans le rôle qui est le sien, à savoir l’un des ministres technocrates du gouvernement. Il a clarifié sa vision sur l’enseignement national, réitéré sa confiance dans ses équipes et dans le (très) large effectif du corps enseignant national. Il a apporté ses chiffres sur les effectifs des élèves dans l’enseignement public national et privé, et aussi dans les différentes missions et écoles étrangères.
Mais il a répondu clairement aussi à une question directe sur l’année blanche dont sont menacés les enseignants stagiaires. En effet, Mustapha el Khalfi avait donné comme date butoir le début du mois de février pour déclarer cette année scolaire blanche, mais il n’en a rien fait. Quelques jours plus tard, en début de cette semaine, le chef du gouvernement Abdelilah Benkirane avait expliqué que « des décisions vont être prises dans les jours qui viennent, qui ne seront ni à l’avantage ni dans l’intérêt des jeunes enseignants stagiaires ». Année Blanche ? Peut-être pour Mustapha elKhalfi. Un « non » franc et massif pour Rachid Belmokhtar.
Pour le ministre de l’éducation, « ce que je vois, ce sont les élèves et leur avenir », a-t-il expliqué, avant de clarifier sa pensée, à savoir que tous les enseignants stagiaires ne sont pas grévistes depuis mois et que, en conséquence, on ne peut les léser en invalidant leur année.