Il n’y aura pas de sommet arabe au Maroc
Le ministre des Affaires étrangères Salaheddine Mezouar a informé le secrétaire général de la Ligue arabe que le sommet des chefs d’Etat (ou de gouvernement), initialement programmé en avril sur nos terres, ne pourra s’y tenir. La raison invoquée est toute simple : il ne sert à rien d’organiser une réunion qui n’aboutira à aucun résultat.
« Les conditions de succès du Sommet arabe ne sont pas réunies. Le déchirement du monde arabe, dont nombre de pays sont en proie à des guerres fratricides, nécessite en effet une action commune pour arrêter le cycle de violences. Au regard des défis auxquels fait face le monde arabe aujourd'hui, le Sommet arabe ne peut être une fin en soi ou devenir une simple rencontre de circonstance », explique ainsi Mezouar.
Le ministre, pour mieux se faire comprendre, ajoute que « les leaders des pays arabes ne peuvent rester les bras croisés face aux problèmes économiques et sociaux de leurs peuples, ou se contenter de voir en spectateur les drames que vit le citoyen arabe ».
Ceci est une autre déclinaison de la nouvelle diplomatie marocaine, étant entendu que Mohammed VI inscrit désormais son action dans l’efficacité et surtout, les résultats. Il ne souhaite donc pas mêler son image à celle de chefs d’Etat arabes plongés dans les discours interminables à l’efficience zéro alors même que leurs peuples croulent sous les problèmes. Cela arrive partout certes, mais partout aussi, les pouvoirs publics œuvrent à améliorer les quotidiens de leurs populations.
Pas trop offusquée, la Ligue arabe a annoncé vendredi soir par la voix de son Secrétaire général adjoint que si la Mauritanie, hôte du prochain Sommet, ne se déclare pas pour remplacer le Maroc, ce sera à l’Egypte, pays hôte de la Ligue, d’organiser ce Sommet… verbal, donc.