PAM et USFP s’invitent dans l’affaire des enseignants stagiaires
Cela fait 6 mois que les enseignants stagiaires boycottent leurs cours et qu’ils se sont engagés dans un bras de fer avec le gouvernement, en raison de deux décrets fortement contestés. Au lendemain de la marche de Casablanca, le PAM et l’USFP ont décidé de s’engager en proposant leur aide au gouvernement.
Dans un courrier adressé à Abdelilah Benkirane, Ilyas el Omari et Driss Lachgar ont demandé de « sensibiliser et expliquer, car cette affaire met en péril l’équilibre social de plusieurs milliers de familles », ce qui est juste, car il s’agit de 9.600 enseignants stagiaires qui sont concernés par les deux décrets, le premier dissociant formation et recrutement et le second réduisant de moitié la bourse d’études.
Les deux partis d’opposition ont proposé au gouvernement de mobiliser l’ensemble des forces de l’opposition pour discuter et essayer de trouver une solution à ce problème qui dure depuis le début de l’année, et dans lequel le gouvernement semble patauger.
Au lendemain de la marche, Mustapha el Khalfi, porte-parole du gouvernement, a indiqué qu’ « il n’était pas question d’entrer dans une polémique avec les enseignants grévistes, et que le gouvernement a donné ce qu’il avait et qu’il ne pouvait aller plus loin ». Benkirane et el Khalfi avaient bien tenté l’intimidation, en agitant le spectre de l’année blanche, mais cela avait été formellement et sèchement démenti par le ministre de l’Education nationale Rachid Belmokhtar.