Entretien téléphonique entre John Kerry et Mohammed VI… les choses se clarifient

Entretien téléphonique entre John Kerry et Mohammed VI… les choses se clarifient

Mercredi  23 mars, le roi Mohammed VI et le Secrétaire d’Etat américain John Kerry ont eu un entretien téléphonique, au cours duquel la position des Etats-Unis concernant les derniers rebondissements onusiens  de l’affaire du Sahara a été clairement explicitée.

Le communiqué du palais royal indique que la discussion a porté essentiellement sur le Sahara. Autrement dit, sur la crise ouverte entre Rabat et le Secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon, et la décision de Rabat de mettre un terme à sa contribution volontaire à la Minurso et de demander le départ de certains personnels civils/politiques et militaires de la Mission de l’ONU, deux mesures décidées par le Maroc pour protester contre le positionnement partiel de Ban Ki-moon.

Connaissant le protocole diplomatique et les us et coutumes politiques, on peut supposer que c’est Kerry qui a appelé Mohammed VI, pour lui dire, toujours selon le communiqué du palais, que « la position américaine demeure inchangée et qu’elle s’inscrit dans le cadre arrêté conjointement par Sa Majesté le Roi et le Président Barack Obama, en novembre 2013 à Washington », et que « le dialogue entre les deux pays se poursuivrait jusqu’à parvenir, sur cette base, à une solution définitive à ce différend régional ».

Que dit le cadre arrêté par les deux chefs d’Etat en 2013 ? Le communiqué conjoint stipulait ceci : « les Etats Unis ont clairement indiqué que le plan d’autonomie présenté par le Maroc est sérieux, réaliste et crédible, et représente une approche potentielle qui pourrait satisfaire les aspirations de la population du Sahara à gérer ses propres affaires dans la paix et la dignité ».

Et donc, après dix jours de crise durant lesquels les USA ont distillé leurs déclarations au compte goutte, avec un tweet de leur représentant au Conseil de Sécurité qui reconnaît le caractère « sérieux, réaliste et crédible » du plan d’autonomie, puis les propos de Dwight Bush, ambassadeur à Rabat, qui dit la même chose, voilà que la prise de position de Washington se précise, et est exprimée au (presque) plus haut niveau de l’administration américaine.

 

 



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