Nouvelle agression, dans un lieu privé cette fois, contre deux homosexuels
Cette fois, il appartient à l’Etat de sévir, durement…Un couple d’homosexuels a été surpris dans une chambre fermée par un groupe de « moralisateurs » qui les ont violemment pris à partie, avec coups et insultes, avant de les traîner dans la rue, dans le plus simple appareil. La scène s’est déroulée à Beni Mellal.
Selon des informations qui commencent à circuler sur la toile, les deux jeunes gens, dont l’un apparaît dans la vidéo le visage tuméfié, en sang, hagard, ont été agressés voici trois semaines environ. Nos confrères d’Alyaoum24 rapportent que l’un des deux jeunes homosexuels a été condamné à 5 mois de prison ferme, alors que son ami s’était enfui, avant d’être appréhendé ce vendredi. Aucun des agresseurs n’aurait cependant été inquiété.
Tout reste flou dans cette histoire, sauf la vidéo que nous avons choisi de ne pas mettre en ligne. Où cela s’est-il passé ? Quand ? Comment les voyous, parce qu’il s’agit véritablement de voyous, ont-ils fait irruption dans l’appartement des deux jeunes gens ? Cela rappelle l’histoire de cet homosexuel de Fès qui avait lynché sur la voie publique à Fès, durant le mois de ramadan dernier.
Le collectif MALI a publié un communiqué dans lequel il « interpelle les pouvoirs publics pour l’ouverture d’une enquête afin d’élucider cette agression d’une forte violence à l’encontre des victimes, qui survient dans leur espace privé, filmant la scène et diffusant la vidéo sur internet révélant ainsi leur identité au risque de représailles de la société ».
Si les faits sont avérés, la Direction de la police nationale est invitée à faire la lumière sur cette nouvelle affaire homophobe, afin de savoir si les jeunes gens ont effectivement été interpellés et si leurs agresseurs ont été épargnés. Si les deux homosexuels ont été inquiétés par la justice, c’est au ministère de Ramid de se prononcer, vu que les jeunes gens se trouvaient dans un lieu privé, à l’abri des regards, et qu’ils ont été agressés et traînés dans les rues.