Les explications de l’avocat du palais Me Hicham Naciri sur Panama Papers
On le sait, l’affaire Panama Papers a secoué le monde médiatique, ici et ailleurs. Plusieurs Marocains sont concernés par les informations venant du cabinet d’avocats panaméen Mossack Fonseca, mais les médias n’ont retenu que celles concernant le roi Mohammed VI et son secrétaire particulier Mohamed Mounir Majidi. L’avocat du palais Hicham Naciri apporte sa version et ses explications…
Il a répondu aux questions de notre éminent confrère Naceureddine Elafrite, directeur de Medias24, et a apporté un éclairage sur ce qui est présenté ici et là comme des tentatives de dissimulation. L’entretien est édifiant ; on retrouvera son intégralité sur Medias24.com.
L’avocat y explique ainsi que l’intérêt de recourir à l’offshore peut être une volonté de discrétion, s’interrogeant : « quoi de plus naturel pour un chef d’Etat, dont le patrimoine est du reste géré de façon extraordinairement transparente, de rechercher une certaine discrétion dans la gestion de ce qui relève de sa sphère privée ? ». Il affirme également que la discrétion ne signifie pas dissimulation, ou même fraude, et que ceux qui veulent faire croire à cela cherchent à « créer des amalgames ».
Et, bien évidemment, et comme pour l’affaire HSBC en février 2015, le nom du roi Mohammed VI en Une d’un journal, fut-ce le Monde, est vendeur. Et comme tous les journaux, même le Monde, souhaitent vendre, l’occasion est alors toute trouvée. Il est vrai que les articles publiés cette semaine par ce quotidien parisien sur le Maroc ne sont pas aussi « explosifs » que ce qu’on a voulu faire croire.
Me Naciri explique alors, sur les plans juridique et légal, les cas du voilier al Boughaz I et de l’hôtel particulier, affirmant que ce dernier bien a été dûment déclaré aux administrations fiscale et conservatoire françaises.
Et donc, du moment que les affaires royales sont transparentes, déclarées et connues du public, rien n’empêche une légitime volonté de discrétion et d’optimisation fiscale, tant est que cela se fait dans le strict respect de la loi.
On retiendra pour notre part la disposition à communiquer de Me Hicham Naciri, dénotant ainsi d’une volonté de transparence et d’explication sur des affaires qu’on a – un peu trop rapidement et facilement – tendance à amplifier, laissant croire à de la turpitude là où il y a seulement de la rationalisation.