Rencontre entre les chefs de la majorité chez Benkirane
Le chef du gouvernement a reçu en son domicile de Rabat les chefs de la majorité pour trouver une solution à la grave crise qui a éclaté au sein du gouvernement, et de l’alliance qui le compose, suite à l’échange de courrier entre le ministre RNI des Finances Mohamed Boussaïd et les chefs des deux groupes PAM et USFP à la Chambre des conseillers. Le chef du RNI Salaheddine Mezouar était là, et Mohand Laenser, le SG du MP.
Il y avait un absent, Nabil Benabdallah, SG du PPS, remplacé par le ministre de la Culture Amine Sbihi, et un participant en plus, Mustapha Ramid, ministre PJD de la Justice et des Libertés. Selon des informations confirmées par un membre dirigeant du RNI, c’est Salaheddine Mezouar qui a pris l’initiative de cette réunion, pour aplanir le différend et remettre la coalition sur les rails, du moins jusqu’au 7 octobre, date des élections législatives. Mustapha Ramid était là, selon notre source, en représentation du PJD, ce qui signifie que Benkirane tenait son rôle et sa fonction de chef du gouvernement, et pas du PJD.
La discussion a été franche, autour de la virulence de la réaction de Benkirane, en Conseil de gouvernement la semaine passée et par écrit, en l’occurrence le communiqué du ministère de la Communication du dimanche dernier. Les différentes parties ont convenu que le ministre Bousaïd a apporté une réponse technique à une demande technique, et qu’il devait le faire, puisque le courrier émanait du parlement.
Le chef du gouvernement a expliqué que le ministre n’avait pas respecté la voie hiérarchique, surtout qu’il lui avait déjà dit de ne pas s’occuper de cette question. Mezouar a essayé de défendre son ministre, mais a fini par s’incliner, et appeler à la cohésion de la coalition pour les quelques mois qui viennent.
… peut-être, jusqu’au prochain clash entre RNI et PJD. Le premier avait eu lieu en octobre entre Boussaïd et Benkirane pour le Fonds de développement rural, le second était la question de l’assurance agricole impliquant Hafid Elalamy, en janvier, puis immédiatement après avec les deux sorties de Mezouar en Conseil national du RNI puis devant sa Jeunesse, et, enfin, ce dernier gros incident de Boussaïd.