Le Conseil de gouvernement a discuté procréation, mais pas politique
Jeudi 7 avril se tenait un Conseil de gouvernement, après une semaine riche en rebondissements et en menaces d’éclatement de la coalition gouvernementale. Le Conseil a examiné des points consensuels, comme la procréation médicalement assistée, mais n’a pas discuté des modalités des élections.
A l’ordre du jour, donc, le projet de loi 47-14, sur la procréation médicalement assistée, soumis par le ministère de la Santé, suite aux demandes pressantes de la société sur les problèmes d’infertilité. Le projet réglemente cette pratique, « dans le respect de la dignité humaine et de la santé des individus, et en criminalisant les pratiques qui portent atteinte à la dignité et à la sécurité des personnes ».
Le projet définit comme seuls intervenants dans ces opérations les centres spécialisés et les personnels médicaux qui auraient reçu une autorisation spéciale pour procéder à la PMA, selon les critères réglementairement définis. Parmi ces critères, il faudra que les gamètes utilisées proviennent de personnes légalement mariées, encore en vie et ayant soumis une demande écrite répondant à des conditions définies, et à l’exclusion de gamètes provenant d’autrui. Les techniques à employer seront définies par la loi. Les organismes et centres habilités feront l’objet d’inspections régulières.
Mais, par ailleurs, le Conseil de gouvernement a décidé de reporter l’examen des projets de lois organiques portant modification des textes sur la Chambre des représentants et sur les partis politiques.