Hamid Chabat démarre sa campagne électorale, à sa manière

Hamid Chabat démarre sa campagne électorale, à sa manière

Il a apparemment assimilé sa défaite aux communales et régionales du 4 septembre 2015, mais il ne l’a pas admise… Hamid Chabat, SG de l’Istiqlal, avait perdu la mairie de Fès et n’avait pu conquérir la Région Fès-Meknès. Mais il revient en force pour briguer sa réélection de député de Fès. Il enchaîne les rencontres et les meetings, après avoir assuré une fragile réconciliation au sein de son parti, après son rapprochement avec Abdelouahed el Fassi, mais sans l’approbation d’une grande partie de son Comité exécutif.

Il a donc participé à deux réunions ce weekend, la première à Rabat lors d’un Forum organisé par son parti sur les compétences, et la seconde à Fès, où il a longuement discouru face à un public acquis à sa cause. Dans les deux cas, Hamid Chabat, désormais ancien maire de Fès et toujours député, a évoqué les réalisations du parti de l’Istiqlal sur le plan national, mais aussi régional, et surtout à Fès.

S’il a souhaité plein succès à son successeur Driss el Azami el Idrissi, il a cependant reproché à son équipe d’ostraciser les fonctionnaires de la commune, dans ce qu’il a suggéré être une guerre de positions entre le PJD et l’Istiqlal. Il s’est encore attaqué au ministre de l’Intérieur, dont le patron avait indiqué en Conseil de gouvernement, au lendemain des élections de septembre, que Chabat avait tenté de faire chanter l’Etat, une affaire qui avait fait grand bruit à l’époque, mais qui est entretemps passée sous silence.

« Le ministère de l’Intérieur dit toujours qu’il a des dossiers sur moi, alors qu’il les sorte une fois pour toutes ! », lance l’ancien maire à ses anciens administrés. Mais, lors du Forum, prudent, il appelle à la formation d’un gouvernement d’union nationale pour « faire face à la domination étrangère », rapport au dernier discours du roi.

Chabat doit avoir compris l’erreur qu’il avait commise en quittant le gouvernement, et surtout en le faisant quitter à ses cadres qui ne lui pardonnent pas. Il sait que l’Istiqlal a peu de chances de conquérir la première place pour pouvoir former un gouvernement, alors, prudent, il appelle à ce que tous les partis en soient.

Lors du Forum des compétences, où 750 participants étaient présents, dont des représentants du parti français les Républicains et du Parti populaire européen (droite), Hamid Chabat a cru avoir obtenu un soutien des Républicains de Sarkozy, exprimé par Clément Forestier. Mais avoir le soutien d’un parti en peine n’est pas une solution… Il y avait d’autres invités, comme  Lahcen Daoudi du PJD et Driss Lachgar et Abdelkrim Benatiq de l'USFP.

Hamid Chabat, qui a dit à la foule qu’ « il n’abandonnerait pas Fès », a commencé donc son weekend par une évaluation du programme du parti pour les élections à venir, puis il a promis à son auditoire, le lendemain, à Fès, qu’ « il œuvrerait à ramener les Fassis entrepreneurs dans leur ville ». Il n’a pas explicitement déclaré sa candidature, mais le message était clair.

Il est comme cela, Chabat, rien ne l’effraie et… « plus c’est gros, plus ça passe ». Ce n’est pas passé le 4 septembre, mais il n’en a cure, il essaiera de passer le 7 octobre, même « si ce ne sont pas les postes et les sièges parlementaires qui nous intéressent ».

 

 



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