Retrait du projet de loi sur la criminalisation de la contestation du choix démocratique du Maroc

Retrait du projet de loi sur la criminalisation de la contestation du choix démocratique du Maroc

Etrange… et même risible ! Les partis de la majorité avaient soumis au parlement un projet de loi sur la criminalisation de la contestation du « choix démocratique » du et au Maroc. Autrement dit, si on dit qu’on n’est pas démocrate, ou qu’on mette cette option en doute, on va en prison !

Le raisonnement du PJD, qui avait soumis ce projet, est simple. La constitution du Maroc dispose de l’orientation démocratique du Maroc. Le parti du chef du gouvernement avait alors pensé à ériger cela comme un principe pratiquement sacré, et quiconque le remettrait en cause serait envoyé dans une geôle… la peine encourue est de 1 à 3 ans de prison et 20 à 100.000 DH.

Les chefs des partis de la majorité devaient donc se réunir ce mercredi 27 au soir pour convenir du retrait de ce projet qui, il faut le reconnaître et c'est le moins que l'on puisse en dire, n'a pas emballé tout le monde.

Mais il semblerait que la raison ait repris ses droits car comment véritablement convaincre qu’on est en démocratie si on en embastille les gens qui ne sont pas d’accord ? C’est même l’inverse qui se produirait. La démocratie est la liberté, la liberté de tout dire et de tout exprimer, à de rares exceptions près, qui existent dans la majeure partie des pays. Mais criminaliser la mise en doute de la démocratie ne fait partie des exceptions, sauf chez les gens du PJD marocain…



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