Le ministre de l’Intérieur apporte de nouvelles révélations sur les caïds de Deroua et de Kenitra
Les réseaux sociaux ont décidément un rôle à jouer au sein de la société, civile ou pas… Ce mardi 3 mai, à la Chambre des représentants, le ministre de l’Intérieur est monté au créneau – et à la tribune – pour défendre son ministère et dévoiler quelques vérités qui n’étaient pas connues sur les deux affaires du caïd de Deroua et de Mmi Fatiha.
Ainsi, pour le premier cas, Mohamed Hassad a expliqué aux députés que le ministère, sitôt avisé de cette affaire survenue en fin d’année dernière, avait suspendu le caïd de ses fonctions, sans préjudice ni intervention dans les affaires de justice, ledit caïd étant actuellement jugé. Hassad a affirmé que « le ministère a pris ses dispositions bien avant que l’opinion publique en soit informée, car il a eu un comportement qui ne sert pas l’image des agents d’autorité ». Le désormais ex-caïd de Deroua comparaît libre alors que l’époux de la femme harcelée par le cadre de l’administration est toujours en prison.
Pour ce qui concerne l’affaire de Kenitra, où cette dame appelée (feue) Mmi Fatiha s’est immolée par le feu en protestation contre le mépris des agents d’autorité, Hassad a aussi expliqué que malgré l’enquête administrative qui a eu lieu, les éléments n’étaient pas suffisants pour se faire une conviction. « Il fallait donc faire intervenir la justice car la police a ses moyens d’investigation… Nous avons donc fait rentrer le caïd à l’administration centrale afin qu’il n’interfère pas dans l’enquête ».
Hassad affirme donc qu’à ce stade d’avancement de l’enquête administrative, ce sont les deux auxiliaires d’autorité qui ont assisté à la scène de l’immolation qui semblent être les plus responsables « et ils ont donc été définitivement radiés des rangs de l’administration, avant de comparaître devant leurs juges ».
Le ministre Hassad a donc fait l’éloge de son ministère et de sa réactivité, « sans même que l’opinion soit informée des deux affaires », mais s’il en parle, c’est précisément parce que cette même opinion s’est émue, puis énervée, suite à ces affaires.