L’Istiqlal se réunit dans la désunion en Conseil national, et Chabat prêt à devenir chef du gouvernement

L’Istiqlal se réunit dans la désunion en Conseil national, et Chabat prêt à devenir chef du gouvernement

Le parti de l‘Istiqlal a tenu ce weekend une session ordinaire de son Conseil national. De grands thèmes y ont été développés et de grandes valeurs défendues, et le secrétaire général Hamid Chabat a affirmé, une fois encore, que son parti arriverait premier et que lui était prêt à être chef du gouvernement. Mais des poids-lourds du parti ont boycotté ce CN.

« L’Istiqlal ne cédera à aucune pression de quelque partie que ce soit, car ils sont pour l’Etat de droit, la transparence et l’alternance démocratique et pacifique sur le pouvoir dans le respect des décisions du parti » a lancé Chabat à une salle qui lui est acquise, avant d’ajouter que « nous devons, en tant que militants, œuvrer en vue de nous porter candidats à ces élections pour barrer la route aux corrompus et faire face à ceux qui veulent exercer un control sur le processus politique ». Voilà qui est dit, sous les applaudissements d‘une salle comble.

Cela aurait été fort intéressant s’il n’y avait pas eu l’absence remarquée à ce Conseil national de Taoufik Hjira, président du… Conseil national ! Et il n’était pas le seul à avoir boycotté cette grand-messe semestrielle. L’ancien président de la Chambre des représentants Karim Ghellab était également absent, de même que l’ex-ministre de la Santé Yasmina Baddou. Les trois sont en opposition ouverte avec le SG depuis la cuisante défaite de ce dernier aux élections locales et régionales de septembre.

En revanche, on aura noté la présence de l’ancien patron du parti Abbas el Fassi, ainsi que celle des membres du courant intransigeance, dont leur chef Abdelwahed el Fassi, qui ont finalement transigé avec Chabat.

Le secrétaire général a mis en doute l’utilité et l’opportunité de voir le ministère de l’Intérieur superviser ces élections, dans une critique directe du gouvernement qui, selon lui, aura passé 5 ans ne pas faire grand-chose, sauf à lancer de grands mots et de grandes déclarations.

Plus tard, devant des journalistes, Hamid Chabat a assuré que son parti obtiendrait entre 60 et 80 sièges aux élections parlementaires du 7 octobre. Convaincu de la victoire finale de l’Istiqlal, Chabat a assuré qu’il était « prêt, comme tous les Istiqlaliens » à occuper la fonction de chef du gouvernement, auquel cas il renoncerait à la chefferie du parti.

Mais, prudent, il a refusé de critiquer les autres formations, affirmant maintenir une égale distance entre tous les partis. En clair, si Hamid Chabat se dit prêt à remplacer Benkirane à la tête du gouvernement (ce qui serait un spectacle intéressant à voir…), il ne rechignera pas à intégrer le gouvernement si l’Istiqlal se fait dépasser par une autre formation… surtout qu’il a laissé entrevoir la possibilité de former un gouvernement d’union nationale au lendemain du 7 octobre…



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