Les refuzniks de l’USFP constituent le parti de l’Alternative démocratique, 35ème parti au Maroc
On s‘en souvient, suite à l’élection du secrétaire général de l’USFP Driss Lachgar, son concurrent malheureux Ahmed Zaïdi avait formé le courant Ouverture et Démocratie. Zaidi décédé, ses successeurs avaient commencé les tractations et concertations pour mettre en place un nouveau parti. C’est aujourd’hui chose faite, l’Alternative démocratique est née, et a porté Ali Yazghi, fils de Mohamed, à sa tête en tant que coordinateur national.
L’accession du fils de l’un des fondateurs de l’USFP à la tête de la nouvelle formation a été grandement facilitée par le départ de l’ancien maire d’Agadir Tarik Kabbaje et d’Abdelali Doumou, tous eux pressentis pour diriger le nouvelle formation. Mais Ali Yazghi a su s’imposer, à défaut de forte concurrence, et aussi parce qu’il aura été la cheville ouvrière de ce parti.
L’AD, malgré ce qu’en disent ses fondateurs, s’est fait en opposition à l’USFP. Mais un de ses nouveaux dirigeants précise que le tiers des membres du congrès constitutif ne sont pas des socialistes, ce qui laisse les deux tiers... Le nouveau parti a voulu s’ouvrir sur les autres formations, mais rares sont les autres formations qui ont dépêché un de leurs dirigeants à ce congrès, tenu samedi 7 mai à Mohammedia (Lahcen Daoudi du PJD qui ratisse large, le syndicaliste Azzouzi, Taj du PPS).
Que veut faire l’AD ? « Produire une nouvelle culture politique, avec des jeunes qui apportent des idées nouvelles, et aussi fixer l’objectif ultime de la marche démocratique dans une monarchie parlementaire », affirme Ali Yazghi, dans une déclaration qui rapproche sa formation de la Fédération de la Gauche démocratique.
Bienvenue donc au 35ème parti au Maroc.