Badr Hari poursuivi, mais remis en liberté
Le tribunal de 1ère Instance de Marrakech a décidé de poursuivre Badr Hari en état de liberté provisoire. Le champion kick-boxing comparaissait en état d’arrestation suite au dépôt d’une plainte contre lui pour coups et blessures et son arrestation à l’aéroport Mohammed V à l’atterrissage de son avion.
Mais Hari a dû payer une caution pour sa mise en liberté. Il a réglé donc la somme de 5.000 DH… le procureur, après cinq heures d'attente, lui a notifié sa mise en accusation pour "coups et blessures" ; on ne sait pas quand se tiendra la prochaine audience. On sait en revanche que la partie plaignante, un serveur dans un restaurant de la ville ocre qui dit avoir été molesté par le champion, n’a pas voulu retirer sa plainte, qu’il a appuyée par un certificat de 22 jours. Il a été prié pour cela des heures durant par l'avocat de Hari et l'un de ses amis, en l'occurence le footballeur et ancien entraîneur du KACM Hicham Dmiî.
Badr Hari est plutôt coutumier du fait, puisque l’année dernière, il a menacé toute une foule alors qu’il se trouvait avec son ami Cristiano Ronaldo à la sortie d’une boîte de nuit et que les badauds voulaient voir de plus près à quoi ressemblait le footballeur portugais. Une autre fois, on a vu Badr Hari sur le film tourné par une caméra dans un hôtel, alors qu’il s’en prenait méchamment à un employé de l’établissement.
Aurait-il dû être laissé en liberté ? La Justice, pour l’avoir libéré, connaît la réponse. Mais la logique judiciaire varie d’une ville à l’autre car la jeune fille qui avait donné un coup de tête à l’actrice Bouttazout a été, elle, incarcérée une dizaine de jours par un procureur de Casablanca, avant sa libération conditionnelle. Il faut dire qu’il y a eu un large et spontané mouvement de soutien en faveur de la jeune fille. Y en aura-t-il un pour demander de « calmer » les ardeurs un peu musclées de Hari ?