Une association des droits de l’Homme proche du Polisario autorisée à Laâyoune
Fait inédit, qui en dit long… une association proche des thèses séparatistes du Polisario a ouvert son local à Laâyoune depuis quelques jours, et agit au grand jour pour défendre le respect des droits humains au Sahara. Les négociations ont certes duré longtemps mais aujourd’hui, l’association devient active, officiellement, avec pignon (et pancarte) sur rue.
C’est incontestablement un bon point pour le Maroc au regard de la communauté internationale, qui vient confirmer la satisfaction affichée par la résolution 2285 du 29 avril 2016 sur le Sahara : « Le Conseil de Sécurité se félicite à cet égard des récentes mesures et initiatives prises par le Maroc, du rôle joué par les commissions du Conseil national des droits de l’homme à Dakhla et à Laâyoune et de l’interaction du Maroc avec les procédures spéciales du Conseil des droits de l’homme de l’Organisation des Nations Unies ».
L’ASVDH, c’est son sigle, annonce la couleur au niveau même de son appellation : « Association sahraouie des victimes de graves violations de droits de l’Homme commises par l’Etat marocain ». Elle a été créée en 2005, et il aura fallu plus de dix ans de négociations et de concertations pour que l’autorisation soit donnée, à travers une procédure judiciaire. Ensuite, une autre année a été nécessaire aux fondateurs de l’association, présidée par Ibrahim Dahhane, pour remplir aux trois conditions exprimées par la justice, à savoir un numéro de téléphone de l’association un compte bancaire et un siège.
Selon l’agence EFE, Rabat explique que le Sahara n'a pas de statut d'exception relatif au respect des droits de l'Homme, mais les droits de réunion, d'association et de manifestation y sont restreints en raison des provocations répétées des séparatistes.
Dahhane a déclaré que l’objectif de son association est de défendre les droits de ses membres qui n’ont pas de passeport ou qui auraient été licenciés en raison de leur séparatisme. Mais il ajoute que la Codesa, dirigée par Aminatou Haidar, n’a toujours pas reçu d’autorisation d’exercer. Il est vrai que Mme Haidar voyage à travers le monde pour y annoncer son refus de sa nationalité marocaine…
Le timing de l’autorisation, bien qu’il intervienne dans un conjoncture de tension extrême avec les Etats-Unis sur leur rapport concernant la situation des droits de l’Homme au Maroc, ne se justifie pas par l’actualité, puisque l’autorisation, selon Dahhane, a été accordée voici un an déjà.