Le procès des agresseurs de Chaimae reporté au 30 mai
Lacour de justice de Meknès jugeait ce lundi 23 mai les agresseurs présumés de la jeune Chaimae, qui a eu les cheveux et les sourcils rasés suite à un simulacre de procès intenté par des étudiants de la gauche radicale sur le campus de l’université Moulay Ismail. L’audience a été reportée au 30 mai.
L’affaire avait fait grand bruit la semaine dernière, le PAM et le PJD étan alors tmontés au créneau pour réclamer la mise en jugement des coupables. 6 jeunes, dont une fille, ont été ensuite arrêtés par la police et déférés devant le procureur, qui a ordonné leur mise en détention en attendant leur procès.
Ils sont poursuivis pour des chefs d’inculpation lourds, qui peuvent les envoyer en prison pour longtemps : « Séquestration et outrage de fonctionnaire public dans l’exercice de se fonctions (la jeune Chaimae travaillait sur le campus de l’université), coups et blessures par armes blanches, détérioration de biens publics, détention d’armes pouvant porter atteinte à la sécurité des personnes ». S’ils sont condamnés pour cela, ils risquent en effet plusieurs années deprison.
L’avocat de Chaimae, le dirigeant PJD Abdessamad el Idrissi, a demandé le report afin de mieux pouvoir étudier le dossier des jeunes poursuivis et le jeune fille, et les défenseurs des étudiants ont également demandé du temps pour préparer la stratégie de défense, essayant de soumettre leurs clients à un examen médical au motif que leurs aveux leur auraient été extorqués sous la contrainte, ce que le parquet a refusé.
En début de semaine dernière, pour rappel, Chaimae avait été détenue sur le campus par des étudiants radicaux de gauche qui l’accusaient d’être une indicatrice au profit d’un groupe adverse. Ayant envisagé de lui couper les mains, ils ont finalement opté pour lui raser « seulement » la tête et les sourcils.