Le roi Mohammed VI en tournée dans plusieurs pays d’Afrique australe et de l’est
Agenda chargé pour le roi Mohammed VI, cette semaine et celle qui vient… En effet, selon des informations concordantes confirmées par des diplomates marocains et des médias africains, le chef de l’Etat effectuera une visite officielle au Rwanda, en Tanzanie, et peut-être en Ethiopie. En ligne de mire, l’adhésion prochaine du Maroc à l’Union africaine et l’affaire du Sahara, en plus de la coopération économique.
Cette semaine donc, le roi aura remis leurs lettres de créance aux 75 ambassadeurs nommés en février, et qui pourront partir immédiatement dans leurs capitales d’accréditation. Vendredi, Mohammed VI ouvrira solennellement la session d’octobre de la première année de cette législature, et y donnera un discours d’orientation pour les nouveaux élus.
Le weekend, ou en tout début de semaine prochaine, il s’envolera pour l’Afrique de l’Est, pour rendre visite au président rwandais Paul Kagamé, qui était au Maroc en juillet dernier et qui était l’hôte du Sommet de l’Union africaine. Les discussions seront axées autour de cette adhésion marocaine à l’aréopage africain, et aussi autour de la motion des 28 pays ayant demandé la suspension de la RASD par l’Union africaine.
Puis le roi se rendra en Tanzanie, selon un programme non officiel mais qui a été largement repris par les médias africains, et donc marocains. La Tanzanie reconnaît toujours la RASD, et c’est dans ce sens que Mohammed va désormais au-devant de ces pays pour les entretenir de la réalité de l’affaire du Sahara et aussi des intérêts africains en matière de développement durable, de coopération sud-sud et de partenariats économiques. Les populations africaines et leurs chefs d’Etat sont de plus en plus ouverts à ces problématiques, rompant avec les approches exclusivement politiques qui ont jusque-là prévalu.
Le roi pourrait se rendre également en Ethiopie, qui abritera le fameux Sommet africain qui entérinera l’adhésion du Maroc, mais cette visite n’est pas vraiment confirmée.
En tout état de cause, le roi du Maroc sort de l’Afrique de l’Ouest, « sa » zone habituelle de confort, tant par la proximité que par la langue ou encore la religion. Il ira devant des pays anglophones et chrétiens, avec lesquels l’unissent des liens exclusivement économiques. Or, en économie et en coopération, le Maroc a des atouts à faire jouer, en premier son positionnement africain dans le monde et l’implantation de ses entreprises dans le continent, banques, assurances, promoteurs, opérateur téléphonique…