Offensif, Omar Hilale avance le chiffre de 30.000 Sahraouis à Tindouf et défie l’Algérie de prouver le contraire

Offensif, Omar Hilale avance le chiffre de 30.000 Sahraouis à Tindouf et défie l’Algérie de prouver le contraire

Du temps où il était Haut-commissaire aux Réfugiés (HCR), le secrétaire général élu des Nations-Unies Antonio Guterres avait affirmé qu’il y avait 90.000 personnes dans les camps de Tindouf. Nul n’avait vraiment contesté ce chiffre. Aujourd’hui, à l’ONU, l’ambassadeur du Maroc Omar Hilale indique qu’ils sont moins de 30.000 à vivre dans les camps, et défie l’Algérie de donner un autre chiffre.

La manœuvre est intelligente… Dire que ce sont au plus 30.000 personnes à vivre dans les camps implique deux choses :

1/ « Tout ça pour ça », pourrait-on dire en effet. On ne mobilise pas les Nations Unies et on ne bloque pas le développement d’une région entière du monde pour 30.000 personnes.

2/ Les Algériens, au risque de se décrédibiliser, doivent relever le défi et contester ce nombre de 30.000, au risque de voir suspendre les aides internationales, et surtout de paraître comme le pays qui refuse d’aller de l’avant. Cela, on le savait, mais aujourd’hui, il y a une preuve en plus.

« Il est temps, a martelé Hilale devant la 4ème Commission de l’ONU, que le monde sache enfin le nombre réel des populations des camps de Tindouf . Continuer de s’y opposer, c’est vouloir cacher la réalité de leur nombre, qui est moins de 30.000 ». Puis il a interpellé le pays hôte, en l’occurrence l’Algérie, expliquant que si elle conteste ce chiffre, alors qu’elle ouvre ses portes et celles des camps au HCR pour qu’il fasse lui-même le recensement et l’enregistrement des Sahraouis à Tindouf.

« Il s’agit d’un cas unique dans le monde », a ajouté l’ambassadeur du Maroc. Et cette absence d’enregistrement a facilité le détournement à grande échelle de l’aide humanitaire destinée aux populations des camps de Tindouf du fait du refus du pays hôte de respecter ses obligations statutaires.

Le diplomate marocain a indiqué que ces populations sont même privées de l’assistance humanitaire qui leur est fournie par la Communauté internationale, comme cela a été confirmé par les rapports d’investigation du HCR, du PAM et de l’Office Anti-fraude de l’Union Européenne (OLAF). Il a précisé que ces trois Institutions ont unanimement confirmé le détournement, durant quatre décennies, par les dirigeants du Polisario et des responsables algériens, de l’aide humanitaire destinée aux populations des camps.

 



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