Le PAM poursuit sa campagne électorale, après…
Alors que le PJD a engagé 25 recours, sur les 40 reçus par ses instances dirigeantes de la part des délégations régionales, le PAM, lui, en a déposé 76 auprès de la Cour constitutionnelle, dont 19 pour les listes locales. Ses plaintes concernent essentiellement la campagne du PJD, mais aussi le ministère de l’Intérieur.
Ainsi, un communiqué du PAM explique que l’une des infractions constatées par ses équipes sur le territoire est d’un genre nouveau, et consiste en l’affichage sur une page Facebook attribuée au PJD (même si Benkirane s’en est défendu sans trop convaincre il est vrai) qui montre les images d’un bulletin de vote avec des croix sur la liste nationale et locale du PJD. On ne voit pas réellement où consiste l’infraction, mais ce sera aux juges d’en décider…
Le PAM voit d’autres infractions, dans d’autres comportements, comme l’usage des lieux de culte ou des fondamentaux de la nation, l’utilisation de moyens publics lors de la campagne électorale, la distribution d’argent ou la promesse d’avantages en nature, en plus de la revendication de qualités et fonctions erronées. Ces recours portent donc contre les autres partis, en plus du PJD. Mais est-on bien sûr que les gens du PAM n’ont pas agi de même ? L’Intérieur aussi n’échappe pas à l’ire du PAM, puisque des recours ont été introduits contre la gestion des bureaux de vote pendant et après les horaires de leurs ouvertures.
Le PAM a calculé environ 46 cas dans les circonscriptions locales où des infractions ont été relevées, et a décidé donc de saisir les tribunaux locaux et aussi la Cour constitutionnelle, précisant que « ses candidats et candidates font usage de leurs droits constitutionnels, sachant que le PAM a refusé de s’inscrire dans la logique de la contestation anticipée des résultats », ainsi que l’ont fait le PJD, l’Istiqlal et l’USFP.