Les Citoyens, un mouvement pour et par les citoyens, pour la cité (vidéos)

Les Citoyens, un mouvement pour et par les citoyens, pour la cité (vidéos)

Un énième think tank ? Non, un think tank, simplement. Les Citoyens est un mouvement spontané, créé voici quelques mois à l’initiative de plusieurs acteurs associatifs, civils et économiques, qui se donne pour objectif de réfléchir aux problématiques qui agitent la société, en donnant la parole aux différents courants qui parcourent la société. Il est vrai qu’aujourd’hui, en période post-électorale, les débats qui traversent notre société et les enjeux du royaume sont dans les idées et positionnements sociétaux, gravitant autour de cette question : « Quel Maroc voulons-nous et quel Maroc voulons-nous bâtir ? ».

Le lancement officiel du mouvement a été annoncé ce mercredi 25 octobre au musée Abderrahmane Slaoui, avec la présence d’une partie des initiateurs de l’idée, des personnalités de la société civile au fait des problèmes que rencontre notre société, et surtout désireux d’apporter leur pierre à l’édifice Maroc. Parmi ces gens, le journaliste Abdallah Tourabi, Ghita Lahlou, directrice générale de l’Ecole Centrale (et elle-même Centralienne), Nabil Ayouch, Abdeslam Aboudrar, ancien président de l’Instance contre la corruption et ambassadeur du royaume à Londres… et le liste est loin d’être exhaustive.

« Nous voulons partager nos idées et nos inquiétudes et craintes sur le sort de la société, à travers les questions d’égalité des chances, d’éducation, de vivre-ensemble, de coexistence pacifique… », explique d’entrée de jeu Abdallah Tourabi (photo). Et de fait, « Les Citoyens » se veut une force de proposition aux décideurs politiques – il est vrai souvent en panne d’idées – en vue de la production de législations qui conviendraient à l’image que l’on se fait de notre pays.

« L’idée est partie de rien, de quelques personnes, qui ont été rejointes par d’autres, et qui ont convenu de travailler sur trois questions principales que sont l’éducation, l’emploi, les droits », indique Ghita Lahlou (photo), présidente du mouvement.

Les citoyens marocains, comme chacun sait, se trouvent un peu partout et pas uniquement dans les grandes villes. Alors, c’est pour leur donner la parole que le mouvement a été un peu partout aussi, d’Ouarzazate aux environs, de Casablanca à Marrakech, d’Essaouira à ailleurs. Les gens, des gens ordinaires, des gens simples, ont expliqué leur vision de la vie, leur désarroi, leurs désillusions et aussi leurs espoirs (voir vidéos). « Une dizaine de capsules ont été produites, et l’objectif est d’arriver à une centaine », poursuit Ghita Lahlou.

Le mouvement Les Citoyens, on l’a compris, aspire à écouter tout le monde autant qu’il veut impliquer tout le monde, sans exclusive de positionnement ou exclusion de quiconque. Des cafés citoyens ont donc été organisés à Marrakech sous le thème : l'économie sociale et solidaire, levier de développement, et à Casablanca autour de la question de la jeunesse marocaine et de la citoyenneté. Le prochain se tiendra à Tanger et débattra du rôle de la société civile. Une sorte de laboratoires citoyens, qui produiront des idées, elles-mêmes basées sur les connaissances de chacun et sur l’expérience de tous.

 

Respect et tolérance, donc, équité, parité et égalité des chances, mais aussi le progrès et l'emploi pour tous seront les axes fondateurs de la réflexion d'un mouvement qui aspire à contribuer à la marche d'une société qui se cherche. Et qui finira bien par se trouver, si les uns et les autres acceptent de s'écouter, de se parler et d'avancer sans heurts ni douleur.

https://www.facebook.com/lescitoyensorg/?fref=ts

#lescitoyens

 



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