Le congrès extraordinaire du RNI se tient pour élire un président, sans suspense

Le congrès extraordinaire du RNI se tient pour élire un président, sans suspense

Le RNI organise aujourd’hui samedi 29 octobre son congrès extraordinaire pour désigner le successeur du démissionnaire Salaheddine Mezouar. Tout le monde était là, et c’était l’affluence des grands jours, comme seul le RNI sait les organiser en si peu de temps…

Tous les ministres, et membres du Bureau politique sont venus, même Moncef Belkhayat, faisant le tour des micros, étroitement encadré par trois gardes du corps aux regards acérés, inquiets à chaque fois que quelqu’un approche de l’homme… Nawal el Moutawakkel est là aussi, et Amina Benkhadra, plus tous les autres membres du Comité exécutif, que le grand public ne connaît pas, comme la gtrande majorité des membres du parti d’ailleurs.

Un congrès très chaud… pas par l’ambiance, mais par les degrés Celsius, présents aussi en masse sous le chapiteau. Au départ, petit incident, quand l’estrade sur laquelle étaient installés les caciques et dirigeants du parti cède, dans un fracas inquiétant. C’est l’estrade technique qui s’est effondrée. Ni peur ni mal, mais une certaine gêne…

Et Salaheddine Mezouar commence son discours, où il revient sur le bilan de son parti au sein du gouvernement d’Abdelilah Benkirane qu’il attaque assez clairement… «  on est entré au gouvernement à un moment où le pays pâtissait et nous avons occupé des départements ingrats », commence le ministre sortant des Affaires étrangères, ajoutant que « le parti a été attaqué simplement parce qu’il voulait agit sur un pied d’égalité, parce que nous avons refusé l’hégémonie et tout cela a trouvé son chemin dans une presse particulière, provoquant l’écœurement des électeurs, qui ont agi d’une façon binaire ».

Puis il arrive à sa démission : « La démission, je vous demande de l’accepter…  elle est un aveu de reconnaissance des mauvais résultats électoraux, alors qu’on espérait plus ; mon ambition était plus grande, et je considère que j’ai une responsabilité dans ces résultats. Une responsabilité partielle, certes, mais responsabilité quand même. Et je dois en tirer les conséquences, dont celle de céder la place à autrui. On a besoin d’une autre culture, la culture de la responsabilité à l’aune des résultats, rompant avec l’idée de zaïm, liant les résultats aux fonctions ».

Ensuite, Mezouar présente les deux candidats Rachid Sassi (quelques applaudissements) et Aziz Akhannouch, qui a eu droit, lui, à des applaudissements nourris, très nourris, très très très nourris.

Rachid Sassi débute son discours par une phrase étrange : « Je ne suis pas congressiste, mais je suis candidat à la présidence, et c’est pour cela que je ne suis pas porteur d’un badge… Le peuple est mécontent de nous, et beaucoup de candidats ont mordu la poussière, dont moi-même. Je n’ai même pas atteint le seuil car les autres partis sont partis loin, dans le populisme, mais ils y sont arrivés. Il n’est pas besoin d’être majoritaire pour réussir, mais sachez que ce sont les minorités qui apportent le changement, dans le monde entier ». Puis il déroule son programme, alors qu’une partie de la salle lui demandait d’abréger… ambiance. Mais il faut reconnaître que même lui n’est pas convaincu par sa candidature, dénonçant l'absence de démocratie interne et s’excusant presque de postuler à la fonction suprême au RNI, avant de dire que « non, (il) ne se désistera pas, car les urnes sont importantes », attirant les cris d’une partie de la salle, qui a conduit Mezouar à demander aux uns et aux autres de respecter le candidat.

Et arrive Akhannouch, dans une ambiance subitement électrisée, et mobilisée… Musique (ce qui n’était pas le cas pour Sassi), les gens debout, les banderoles brandies…

« Je suis heureux d’être avec vous, et je ne veux que l’intérêt du parti. Beaucoup de travail nous attend pour restaurer la confiance des Marocains dans les responsables politiques. En tant que candidat, je veux tirer les leçons du passé pour mieux regarder l’avenir. Quelle perspective, quelle gouvernance, quels mécanismes pour aller de l’avant ? SI je suis candidat, c’est que je suis convaincu de la valeur ajoutée que je peux apporter à ce parti (applaudissements nourris). Le travail est l’action, sont la solution, et je suis prêt à donner de mon temps, de mes moyens et de moi-même pour aller de l’avant ». sa prise de parole est très courte, bien plus courte que celle de son « challenger »…

Voilà, l’élection, sans surprise, peut se tenir, pour un résultat, lui aussi sans surprise…



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