L’UC persiste et insiste sur la (solide) amitié qui la lie désormais au RNI
L’Union constitutionnelle ne semble pas avoir apprécié que tout le monde ne parle que du RNI dans les tractations avec le chef du gouvernement désigné Abdelilah Benkirane, mentionnant son nom au détour d’une virgule… Alors le parti présidé par Mohamed Sajid (à droite sur la photo, avec Akhannouch au centre) a publié un communiqué où il met les choses au point.
Le communiqué, en quatre points, apporte les indications suivantes :
1/ L’alliance entre deux ou plusieurs partis est légale et donc permise à tous ;
2/ L’UC partage avec le RNI son positionnement idéologique, ses objectifs, ses aspirations et même son programme ; elle est donc dans son bon droit quand elle a accepté de se joindre à la formation désormais conduite par Aziz Akhannouch, pour l’accompagner au gouvernement ;
3/ Ceux qui font une lecture particulière de ce rapprochement ont tort, et sont même en quelque sorte en marge de la loi (sic) ;
4/ L’UC tient donc à son rapprochement avec le RNI, et souligne sa vision commune avec ce dernier dans cette phase de formation du gouvernement, insistant sur « sa solidarité totale et légitime » avec le RNI tout au long de cette phase.
L’UC veut donc entrer au gouvernement, mais avec ses 19 députés, elle ne représente pas une présence politique incontournable. Donc le parti lie son sort à celui du RNI, lui-même quelque peu bousculé par les électeurs, puisqu’il est passé de 52 députés à 37. Mais était-il nécessaire de dire que ceux qui font une lecture particulière de cette alliance sont en marge de la loi ? Pas nécessairement, mais ainsi est l’UC que nous avons connue dans les années 80 et 90 et ainsi est-elle restée…