Ouverture officielle de la COP22 à Marrakech, le Maroc en sera le président pour un an

Ouverture officielle de la COP22 à Marrakech, le Maroc en sera le président pour un an

Le Maroc a pris solennellement la présidence de la 22ème Conférence des parties à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (COP22). La responsabilité du royaume sera d’autant plus grande que l’Accord de Paris, enjeu de toutes les discussions de la COP21 dans la capitale française, était l’entrée en vigueur de ce traité. Cela a été fait le vendredi 4 novembre. Le Maroc devra passer à l’action.

Ségolène Royal, ministre française de l’Environnement, de l’Énergie et de la Mer, chargée des Relations internationales sur le climat, a passé le relais au ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération,  Salaheddine Mezouar, qui a donc  officiellement été déclaré président de la COP 22. Le ministre marocain a déclaré qu’au-delà de l’enjeu climat de cette COP, le développement économique sera aussi, et surtout, au menu des débats. Et cette COP sera aussi africaine, avec un Sommet des chefs d’Etat africains qui doit se réunir sous la présidence du roi Mohammed VI le 15 courant.

Mme Royal : « L’Afrique est le continent qui subit le plus le réchauffement climatique, sans en être responsable. Je demande une nouvelle fois de la justice climatique et en particulier pour l’Afrique. J’ai parouru le continent cette année. J’ai bien vu que les Africains étaient les plus engagés en faveur du climat, à l’image du Maroc et son engagement d’avoir 52 % d’énergies renouvelables à l’horizon 2030 ».

Ce sera donc l’occasion pour les participants de débattre des grands secteurs d’activité humaine que sont l’agriculture, la sécurité alimentaire, l’énergie, les forêts, l’industrie, le transport et l’eau.

Et donc, après les paroles, les actes. Les délégués des 195 pays présents ont encore en tête le coup de marteau de Laurent Fabius, le 12 décembre 2015, qui scellait l’adoption de l’accord de Paris. Un moment historique pour le climat mais qui n’était qu’un coup d’envoi : dès cette année, à Marrakech, il va falloir trouver des moyens d’atteindre l’objectif fixé dans l’accord et limiter le réchauffement climatique mondial à 2°C de plus qu’à la période pré-industrielle.

La COP22 sera donc une COP « de l’action » : maintenant que tout le monde s’est mis d’accord et que les plus grands pollueurs de la planète se sont engagés à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre, comment on fait ?

Cela tournera essentiellement autour des règles de transparence concernant les informations que les pays devront fournir sur leurs démarches pour limiter leurs émissions devront être mieux définies.

Parallèlement, le financement de l’adaptation au changement climatique et la progression des aides financières seront au cœur de cette COP « de l’Afrique », continent le plus touché par les effets du changement climatique. Sur les 100 milliards de dollars prévus chaque année d’ici à 2020, 67 milliards ont déjà été promis par différents Etats et banques multilatérales, mais les pays les plus pauvres qui « manquent de ressources et d’expertise pour se protéger de manière adéquate des impacts dévastateurs » espèrent de nouvelles ressources, souligne Tosi Mpanu-Mpanu, le porte-parole du groupe des Pays les moins avancés.



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