Un entretien entre Ilyas el Omari et Abdelilah Benkirane clarifie la position du PAM
Prenant le contrepied de sa propre presse, le secrétaire général du PAM Ilyas el Omari a affirmé avoir eu un entretien téléphonique avec le chef du gouvernement désigné. C’est un communiqué du PAM qui le dit, ajoutant que des discussions ont eu lieu entre les deux hommes sur la future majorité, et le rôle de Benkirane dans sa formation, ainsi que sur l’opposition, et la place qu’y tiendra le PAM.
Ainsi, dans ce communiqué, le parti d’Ilyas el Omari a le mérite d’exposer clairement sa position sur l’échiquier politique. Il ne s’agit pas tant de réaffirmer et de confirmer son positionnement dans l’opposition durant ces cinq prochaines années que de marquer sa distance avec le processus de négociation du chef du gouvernement.
« Le PAM a adopté une position de neutralité dans les concertations actuellement en cours et il ne coordonne son action avec aucune formation politique, quelle qu’elle soit, aussi bien officiellement qu’en secret », dit le communiqué. Cela, c’est pour répondre aux accusations qui commencent à se faire entendre sur des contacts discrets qui seraient entretenus entre Ilyas el Omari et Driss Lachgar, lequel a reculé et a adopté une position obscure dans sa réponse au chef du gouvernement après avoir déclaré être partant pour la majorité, à l’issue de la rencontre qui avait eu lieu le 18 octobre entre lui et Abdelilah Benkirane.
Le PAM souligne aussi l’importance de former le gouvernement dans les plus brefs délais pour dépasser cette situation de blocage que connaît aujourd’hui la scène politique, rappelant encore une fois que le PAM se positionne dans l’opposition et n’a de contact avec personne.
C’est donc là le principal objectif de ce Bureau politique. Démentir les accusations dont fait l’objet le PAM de tirer en coulisses les ficelles pour retarder la formation de la majorité.
Contrairement aux autres formations, qui se sont toutes déclarées fières et adhérent au termes du discours royal de Dakar, le PAM n’a fait aucune allusion à ce discours ni à la politique africaine préconisée par le roi. C’est normal, il sera dans l’opposition et n’est pas concerné par la diplomatie active.
Il ne reste plus à l’USFP qu’à clarifier sa position pour hâter la formation du gouvernement, ou pour laisser Benkirane passer à un plan B, c’est-à-dire compléter sa majorité avec le RNI, ou revenir au roi Mohammed VI pour lui signifier son échec à réunir sa majorité.