Saisie record de cocaïne dans les provinces sahariennes
Dimanche 13 novembre, le Bureau central des investigations judicaires (BCIJ) a pu démanteler un réseau de trafic de drogue dure, en l’occurrence de la cocaïne. La quantité, estimée à deux tonnes (!!) est la plus grosse prise effectuée par les autorités marocaines sur les côtes sahariennes (et ailleurs aussi…), et l'une des plus importantes de mémoire de police, selon la police...
Pour les drogues dures, le Maroc était plutôt connu comme une zone de transit vers l’Europe. Les chargements venaient d’Amérique latine suivant un trajet connu des trafiquants. A l’approche des côtes marocaines, la drogue est transbordée sur des embarcations plus légères, et particulièrement de pêche.
Cette fois, il aura fallu une large opération commune du BCIJ, de la gendarmerie royale et de la Marine royale pour traquer les trafiquants, les aborder et saisir la marchandise, évaluée à plus d’un milliard de DH.
Depuis quelques années, la consommation au Maroc a explosé… représentant une demande de plus en plus grande des touristes et d’une certaine jeunesse dorée locale. Mais deux tonnes est un chargement énorme, qui ne saurait servir à satisfaire la seule demande locale. L’autre usage, donc, de l’argent dégagé du trafic sert à financer les groupes terroristes infestant le Sahara, au-delà du mur de sécurité, qui reçoivent leurs chargements à partir de la Mauritanie.
Le Maroc n’est toutefois pas le seul pays d’entrée de la drogue en Afrique pour transiter vers l’Europe. Une fois les chargements transbordés, les îles Canaries sont également une porte d’accès au Vieux Continent. Ce qui nécessite une coordination et une collaboration étroites des services de sécurité espagnols et marocains, et c’est de cette entente qu’est partie l’opération de saisie des deux tonnes.
Les marins et propriétaires des embarcations appréhendées sont en garde à vue au Maroc, sous la supervision du parquet spécialisé.