L'ONCF lance un Appel pour des financements Climat de la mobilité durable

L'ONCF lance un Appel pour des financements Climat de la mobilité durable

Après le manifeste en faveur de la mobilité durable, annoncé en fin de semaine dernière par l’Office national des chemins de fer, il faut maintenant trouver du financement et passer à la phase action, entamée dès avant l’ouverture de la COP22 de Marrakech avec les 1ères Assises de la Mobilité durable (MB), à Casablanca. L’idée maîtresse était de rendre la mobilité accessible à tous, efficiente, sûre et écologique, et de faciliter l’accès aux ressources financières en privilégiant les investissements pour les projets et solutions concrètes de mobilité bas carbone.

Les 320 participants aux Assises de Casablanca ont donc établi un constat, qui se résume ainsi : « Développer, transformer, adapter les territoires sans simultanément concevoir les flux de biens et de personnes revient à faire l’impasse sur une partie importante des engagements climatiques ». cela pourrait être une excellente définition de la mobilité durable, dont la problématique globale repose sur quatre pré-requis :

1/ Les projets de transport sont des projets structurants dont la rentabilité est de très longue durée ou indirecte avec des retombées certaines sur la communauté ;

2/ Un système de gouvernance fort tenant compte des besoins de développement et des contraintes de changements climatiques ;

3/ Des promoteurs engagés dans des projets d’infrastructure bas carbone et respectueux de l’environnement ;

4/  Des montages financiers adéquats et innovants prenant en compte les caractéristiques de ce genre de projets.

La problématique ainsi définie, constitue la feuille de route générale pour aller vers ce concept de mobilité durable, qui consiste donc à assurer le transport et la mobilité (droit humain fondamental) en le conciliant avec le respect de l’environnement, ce qui nécessite plusieurs actions, articulées autour de plusieurs axes soulignant  la nécessité de développer la « fiance verte » :

1/ Puisque le secteur du transport est à l’origine de 23 % des émissions de CO2 issues de la combustion d’énergies fossiles, il importera d’affecter au moins 23% des financements Climat à la mobilité durable (équivalent à la part des émissions de gaz à effet de serre dans les émissions  globales de gaz à effet de serre) ;

2/ Considérant que la politique de la Ville entre dans le cadre des efforts à consentir, il faudra également affecter en amont des programmes d’urbanisme et de mobilité durable les critères obligatoires suivants afin que ces projets soient éligibles aux financements Climat : Des critères bas-carbone (indicateur : CO2 par tonne/kilomètre et CO2 par voyageur/kilomètre), des critères environnementaux, des critères de connectivité des populations  en assurant la complémentarité des modes de transport, des critères de mixité entre flux de voyageurs et flux de marchandises, des critères de prise en compte de différents segments de clientèle (domicile, travail, tourisme, affaires,…) ;

3/ Il s’agira aussi en compte dans les outils de financement des modèles qui intègrent les revenus du stationnement ou la valeur ajoutée foncière de projets d’urbanisme et intégrer leur complémentarité avec des mécanismes de taxation du carbone ;

4/ Il faudra enfin tenir en considération en compte le fait que les investissements dans la mobilité durable sont des investissements à rentabilité longue durée pour la collectivité et apporter de ce fait des garanties de long terme afin de permettre un effet de levier. Ceci permettra de mobiliser des capitaux auprès des investisseurs privés, notamment au moyen d’outils comme les obligations vertes



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