Ilyas el Omari sort de son silence et commente (le retard de) la formation du gouvernement

Ilyas el Omari sort de son silence et commente (le retard de) la formation du gouvernement

On ne l’avait pas entendu depuis longtemps, depuis cette étrange demande de réconciliation, en deux temps, qu’il avait publiée dans les médias nationaux au lendemain des élections législatives du 7 octobre. Ilyas el Omari, patron du PAM, second parti du royaume, rencontrait des journalistes ce lundi 21 novembre pour apporter ses vérités, et dénoncer ce qu’il affirme être les mensonges de ses adversaires.

Ainsi, commence Ilyas el Omari, décidément moins flamboyant qu’avant les élections qui ont vu la cinglante défaite de sa formation, malgré ses 102 sièges, « si Benkirane ne parvient pas à former son gouvernement, il ne faut pas qu’il en impute la faute aux autres, mais à lui-même », et à sa rigidité, pourrait-on ajouter. Pour el Omari, comment faire confiance à deux hommes comme Driss Lachgar de l’USFP et à Hamid Chabat de l’Istiqlal, un homme selon lui versatile, qui a quitté le gouvernement en 2013 avant de vouloir y embarquer de nouveau en 2016 ?

A en croire le secrétaire général du PAM, « il n’y a jamais eu de rencontre entre lui et les dirigeants d’autres partis au lendemain des élections ». Cette réunion, dénoncée avec violence et même une certaine emphase par le PJD pour se positionner en victime, aurait regroupé les chefs du PAM, de l’Istiqlal, de l’USFP et du RNI, afin qu’ils constituent une majorité et élisent un président de la Chambre des représentants. El Omari dément cela, et affirme que la seule rencontre qu’il avait eu avec Hamid Chabat remonte à la veille des élections.

Concernant l’éventualité que son parti puisse être chargé de former un gouvernement en cas d’échec de Benkirane à constituer le sien, le chef du PAM balaie l’idée d’un revers de la main : « Rien dans la constitution ne permet d’envisager une telle solution, en l’occurrence de passer du premier au second parti ». Il pourrait, cependant, être envisagé de réformer la constitution pour clarifier le flou de l’article 47 qui dispose que le roi nomme le chef du gouvernement au sein du parti arrivé premier aux élections.

Mais changer la constitution en deux semaines pour former un gouvernement est une idée pour le moins légère…

Cela étant, ajoute el Omari, « c’est au chef du gouvernement désigné qu’il faut imputer l’échec des négociations. Il ne peut imposer ses conditions puisqu’il ne dispose pas de majorité absolue ». CQFD.

 



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