Près de 94.000 candidats pour les 11.000 postes d’enseignants contractuels
Malgré la contestation virulente des syndicats, l’opération de recrutement de contractuels sur concours pour des postes d’enseignement dans la fonction publique connaît un succès remarquable, ou du moins une adhésion massive. Ils sont donc 93.613 postulants à avoir remis leurs dossiers aux Académies régionales d’éducation et de formation (AREF), pour examen.
Cette décision de recrutement sur concours fait partie des mesures exceptionnelles lancées en 2016-2017, afin de répondre au déficit en ressources humaines des AREF pour, essentiellement, éradiquer l’encombrement des classes et assurer le minimum requis d’enseignants pour le fonctionnement des établissements scolaires, dit le ministère.
Mais il faut rappeler que cette situation de manque d’effectif et d’engorgement des salles de classe est également due à la rigidité gouvernementale lors de la crise des 10.000 enseignants stagiaires. Abdelilah Benkirane et le ministre de l’Education nationale Rachid Belmokhtar avaient prévu de n’en recruter que 7.000 sur 10.000. Les projections avaient déjà semble-t-il été mal faites car si on contracte aujourd’hui avec 11.000 cadres pédagogiques, pourquoi n’avoir décidé de n’en prendre que 7.000 l’an passé ?
Ainsi donc, le ministère se retrouve donc avec 94.000 demandes pour 11.000 postes, soit 9 candidats pour un poste. Les dossiers vont être examinés pour vérifier leur conformité aux conditions : le diplôme, l’âge, la formation…
Ces nouveaux contractuels en contrats à durée déterminée, deux ans renouvelables, bénéficieront des mêmes droits que leurs collègues fonctionnaires : conditions d’accès, grille de rémunération, avancement, avantages sociaux (régime de retraite, prévoyance sociale, assurance maladie et œuvres sociales, congés ordinaires, pour maladie ou maternité…