Mezouar explique l’adhésion du Maroc à l’Union africaine sans condition d’exclusion de la RASD

Mezouar explique l’adhésion du Maroc à l’Union africaine sans condition d’exclusion de la RASD

Le Maroc avait quitté l’OUA en 1984 pour les raisons que l’on sait, en l’occurrence l’admission à l’époque de la RASD. 32 ans après, et l’OUA ayant été dissoute dans l’intervalle et remplacée par l’Union africaine, le Maroc a décidé d’y adhérer. Le chef de la diplomatie Salaheddine Mezouar explique ce retour à nos confrères de Radio France internationale et précise que Rabat n’a pas posé de conditions, comme l’exclusion de la RASD qui y siège.

Pour rappel, le roi Mohammed VI avait adressé un message à ses pairs africains réunis à Kigali en juillet 2016, y expliquant les raisons de la décision du royaume de retrouver l’instance africaine. Tout de suite après, et à l’initiative du président gabonais Ali Bongo Ondimba, 28 pays avaient signé une motion appuyant la demande du Maroc, soit la majorité des membres de l’UA, +1. En septembre, le conseiller du roi Taïed Fassi Fihri avait remis la demande officielle d’adhésion à Mme Dlamini Zuma, présidente de la Commission africaine, qui a gardé cette demande par devers elle. 30 jours plus tard et suite à un coup de fil de Mohammed VI au président en exercice de l’UA, le Tchadien Idriss Déby Itno, Zuma a remis la demande aux pays africains, et l’entrée du Maroc à l’UA sera actée lors du prochain Sommet de janvier 20178 à Addis Abeba.

Sur la procédure d’adhésion, Salaheddine Mezouar explique que  « le retour est une simple formalité, à majorité simple et donc, on est largement au-delà de la majorité simple. Et tous les pays africains, l’écrasante majorité des pays africains voit d’un bon œil le retour du Maroc au sein de sa famille institutionnelle. Le Maroc a toujours été en Afrique et le Maroc est en Afrique. Et donc, retour à une famille institutionnelle dans une démarche positive. Le Maroc veut retourner dans sa famille institutionnelle parce qu’il considère qu’il y a un travail à faire pour l’Afrique, pour la stabilité, la paix et la tolérance. Et je pense que le Maroc rentre avec une vision et des valeurs… ».

Sur la RASD : « Son exclusion n’a pas été avancée par le Maroc. La question de notre intégrité territoriale est gérée dans le cadre des Nations Unies, on la gère aussi dans le cadre de nos démarches auprès tous les pays dans le but d’arriver à une solution politique mutuellement acceptée, et dans le cadre aussi de la seule autonomie…  Donc la demande d’exclusion de la RASD n’a pas été exprimée dans notre demande d’adhésion ».

Le ministre explique également qu’il n’était pas prévu que le roi Mohammed VI assiste au Sommet de la Francophonie, même si ce Sommet avait été décalé en raison de la COP22 et, concernant l’Arabie Saoudite dont la demande d’adhésion avait été refusée, Mezouar se lâche : « Si le pays en question ne satisfait pas à toutes les valeurs défendues par la Francophonie, il pourrait être admis en qualité de membre observateur et il s’y conformera…  Mais on accepte l’argent de l’Arabie Saoudite ; l’argent n’a pas de valeur ? On accepte les investissements et plein d’autres choses de Riyad, alors soyons cohérents ».



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