Mme Dlamini Zuma sur la défensive après l’attaque de Rabat

Mme Dlamini Zuma sur la défensive après l’attaque de Rabat

La présidente sortante de la Commission de l’Union africaine, la Sud-africaine Nkosazana Dlamini-Zuma, a répondu à la virulente attaque de la diplomatie marocaine, qui l’avait accusée d’entraver la procédure d’entrée du Maroc à l’UA. Une réponse molle, pour la forme, pourrait-on dire, de la Sud-Africaine…

Après avoir gardé par devers elle la lettre de demande d’adhésion du Maroc, remise le 22 septembre (photo), et après aussi avoir tardé à la diffuser aux membres de l’organisation africaine (il a fallu un coup de fil de Mohammed VI au président en exercice de l’UA pour débloquer la situation), Mme Dlamini-Zuma a adopté une autre stratégie, résumée dans ce communiqué du ministère des Affaires étrangères du Maroc : « après avoir retardé, de manière injustifiée, la diffusion de la demande du Maroc aux membres de l’UA, Mme Nkosazana DLAMINI-ZUMA poursuit son élan d’obstruction, en improvisant une nouvelle exigence procédurale, inédite et sans fondement ni dans les textes ni dans la pratique de l’Organisation, et par laquelle elle rejetterait arbitrairement les lettres de soutien au Maroc émanant des Ministères des Affaires étrangères des Etats membres de l’UA ».

La réponse de la présidente de la Commission est convenue… Elle rappelle des évidences, comme quand il est rappelé que « les décisions relatives à l'admission d'un membre dans l'Union africaine  relève des États membres de l'UA, et non du Président de la Commission de l'UA ». Certes, mais le président peut jouer un rôle de facilitateur, ou d’obstruction…  La Sud-africaine indique également que la demande suit son cours et est toujours en cours d’examen, conformément à la Charte de l’UA.

Certes, mais ladite charte précise que l’adhésion devient effective à la majorité simple d’accords des Etats membres. Et on rappelle que le Maroc bénéficie du soutien, acté et signé, de 28 gouvernements africains, en plus d’autres comme le Rwanda, l’Ethiopie, la Zambie, Madagascar…  Il est donc certain aujourd’hui que 2017 sera l’année de l’adhésion du royaume à l’UA, dont l’action aujourd’hui s’inscrit bien plus dans le développement durable, la sécurité, le problème des migrations, que dans une hypothétique et vague posture de « décolonisation », ainsi que le veulent Algériens et Sud-Africains.



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