Voici les conditions de régularisation des immigrés au Maroc
Le 12 décembre, avant-hier, le roi Mohammed VI donnait ses instructions pour lancer la deuxième phase d’intégration des personnes en situation irrégulière. Le communiqué royal précisait « dans l’immédiat ». Alors, la Commission nationale chargée de la régularisation et de l’intégration des migrants au Maroc s’est immédiatement réunie, et ses membres ont décidé des mesures à prendre pour concrétiser cette deuxième phase de régularisation. Voici donc les conditions retenues pour accorder des permis de séjour aux étrangers (essentiellement subsahariens) résidant sur notre sol.
La Commission précise, donc et de prime abord, que cette action sera effectuée dans une logique humaniste, respectueuse des Droits de l’Homme et protectrice des catégories vulnérables, avec maintien des critères retenus lors de la première vague. L’objectif est de capitaliser sur les acquis de la régularisation menée en 2014.
Voici quelles seront les catégories d’étrangers qui pourront présenter leurs demandes de régularisation :
1/ Les conjoints de ressortissants marocains ;
2/ Les conjoints d’autres étrangers en résidence régulière au Maroc ;
3/ Les enfants issus des deux cas susvisés ;
4/ Les étrangers disposant de contrats de travail effectifs ;
5/ Les étrangers justifiant de 5 ans de résidence continue au Maroc ;
6/ Les étrangers atteints de maladies chroniques.
Aussi, et dès demain 15 décembre, des bureaux seront ouverts au sein des préfectures et provinces pour recevoir les dossiers/demandes de régularisation, et des commissions préfectorales seront mises en place pour examiner les dossiers.
Cette procédure sera participative, en cela qu’aux côtés des autorités locales, des représentants d’associations de la société civile siègeront, afin de faciliter les choses, apporter des correctifs aux informations collectées par les autorités et, au besoin, plaider pour les cas les plus difficiles.
Enfin, une Commission de suivi et de recours, présidée par le CNDH, sera également mise en place pour le réexamen des demandes rejetées par les commissions préfectorales et provinciales, afin d’optimiser le processus de régularisation et d’en élargir les bénéficiaires.
Rappelons qu’en 2014, l’Etat marocain avait régularisé plus de 25.000 personnes, ce qui avait attiré au Maroc un satisfecit d’organises internationaux s’occupant de migrations, et au chef de l’Etat les félicitations de ses pairs africains qu’il a rencontré récemment.