La philosophie sera « mieux » enseignée dans l’école publique marocaine

La philosophie sera « mieux » enseignée dans l’école publique marocaine

Suite à la polémique sur l’enseignement de la philosophie dans les établissements de l’éducation nationale et son rapport à la religion, le président du Conseil supérieur de l’éducation, de la formation et de la recherche scientifique (CSEFRS) Omar Azzimane a expliqué que la philosophie occupe « une place de choix » dans la plateforme éducative nationale, et qu’elle sera même renforcée et consolidée.

« La place de la philosophie dans l’enseignement marocain est irréversible. Nous devons tous travailler pour que cet enseignement soit consolidé, fortifié et développé », a ainsi annoncé Omar Azzimane, rappelant  la très forte influence de cette discipline dans les cursus pédagogiques et la formation des apprenants.

L’enseignement de la philosophie, explique le président du CSEFRS, a connu trois phases au Maroc. D’abord de l’indépendance aux années 70, quand la philo était « sérieusement » enseignée, puis la seconde phase, à parti de la fin de la même décennie, avec cette décision d’évincer la discipline. Mais à l’aube des années 2000, la philosophie a repris sa place dans les cours de l’école publique. Ainsi, « cette discipline a été réintroduite et consolidée comme une composante importante de l’enseignement marocain avec un volume horaire qui varie de 2 à 4 heures par semaine selon les filières sur les trois années du secondaire qualifiant, eu égard à son rôle dans l’apprentissage de la réflexion et dans la formation de l’esprit ».

A la fin 2016, une polémique était née sur le rapport de l’éducation islamique à l’enseignement de la philosophie, sur le thème « foi et philosophie ». A ce propos, Azzimane explique que « la finalité est de former des élèves et des étudiants disposant de capacités de réflexion, de la culture, du recul et de l’esprit critique nécessaires pour être utiles à leur pays et à eux-mêmes, et que l’excès qui imprègne actuellement le débat autour du contenu d’un manuel d’éducation islamique portant sur foi et philosophie a donné une connotation négative à ce débat qui, en lui-même, est un débat positif ».

Et le président du CSEFRS de préciser que la révision des manuels scolaires a concerné 29 manuels de l’éducation islamique, alors que le débat a porté sur un seul et unique manuel, et plus précisément sur une citation présentée, dans le module “foi et philosophie”, comme une illustration considérée par les auteurs du manuel comme radicale et hostile à la philosophie.



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