Révélations sur la cellule démantelée et mise en garde des propriétaires de logements locatifs
Vendredi 27 janvier, une cellule de 7 individus cachés dans différents lieux du royaume a été démantelée, et plusieurs armes et ceintures d’explosifs saisies. Le patron du Bureau central des investigations judiciaires (BCIJ) Abdelhak Khiame a apporté quelques explications et le ministère de l’Intérieur a mis en garde les propriétaires de logements locatifs.
Les armes (pistolet mitrailleur, revolvers automatiques ou semi-automatiques, 2 gilets d’explosifs, armes blanches, matraque télescopique…) ont été aujourd’hui présentées à la presse, et le préfet Khiame a indiqué que les revolvers provenaient d’Algérie. L’opération policière a été suivie sur place par le directeur de la DST Abdellatif Hammouchi qui, selon Khiame, se trouvait sur les lieux. « En effet, il s’agit de la première fois que des tirs de sommation ont été effectués, car on pensait que les présumés terroristes allaient faire exploser leurs ceintures dans leur opération suicidaire »…
« Les armes pour cette opération, comme pour d’autres interventions précédentes, sont entrées au Maroc à partir des
frontières avec l’Algérie. Et il est difficile de tout contrôler sur cette frontière car elle est très longue », a expliqué Abdelhak Khiame… Concernant les individus arrêtés, il s’agit de jeunes hommes âgés de 20 à29 ans, tous ayant arrêté leurs études au collège, sauf un qui est en deuxième année universitaire, et tous ayant des occupations saisonnières et/ou agricoles.
Par ailleurs, et vu que les membres de la cellule se cachaient dans des logements locatifs, le ministère de l’Intérieur a appelé les propriétaires de ce type d’habitations meublées à aviser les autorités sécuritaires à chaque location de leurs logements. Se voulant pédagogique, le communiqué a expliqué le danger de louer des appartements ou maisons à des inconnus, mais le ministère a également adopté un ton comminatoire en informant les propriétaires concernés que dans le cas où ils n’aviseraient pas les autorités d’une location à des gens qui seraient par la suite arrêtés pour activités terroristes, ils seraient également interpellés et considérés comme complices.