Sud-Soudan : Mohammed VI apporte l’assistance du Maroc pour la construction d’une nouvelle capitale

Sud-Soudan : Mohammed VI apporte l’assistance du Maroc pour la construction d’une nouvelle capitale

Arrivé à Juba, capitale du Sud-Soudan, directement d’Addis Abeba, le roi Mohammed VI a donc entamé sa visite officielle dans ce pays, une visite qui avait été reportée pour cause de sommet de l’Union africaine. Le chef de l’Etat marocain a eu avec son homologue Salva Kiir des entretiens en tête-à-tête, avant de présider la cérémonie de signatures de 9 accords de partenariats et de coopération.

Présentation du Sud-Soudan

D’une superficie de 620.000 km² pour une population totale de 12,5 millions de personnes, le Soudan du Sud (ou Sud-Soudan) est un pays créé en 2011 à la suite d’une scission avec le Soudan. Son PIB est d'environ 12 milliards de dollars.

Les dissensions entre le nord du Soudan, à majorité musulmane, et le sud à majorité chrétienne et animiste, sont apparues au lendemain de l'indépendance du Soudan anglo-égyptien proclamée en 1956. En effet, le gouvernement central de Khartoum revint sur les promesses d'autonomie au sein d'un État fédéral qu'il avait faites aux populations de la région.

Son économie est fondée sur le pétrole, puisque 85% de la production de l’ancien Soudan unifié était effectuée dans le sud. Mais les installations se trouvent au nord.

La visite royale

Salva Kiir a l’ambition de fonder une nouvelle capitale, Ramciel, située à 200 km environ au nord de Juba. A cet effet, le ministre de l’Intérieur Mohamed Hassad, en charge également de l’urbanisme, a fait un exposé devant les deux chefs d’Etat. « Le Maroc est engagé à partager son expérience en termes d'urbanisation et du développement urbain, en vue de soutenir la construction d'une nouvelle capitale » du Soudan du Sud, a déclaré le ministre marocain.

Et de fait, le Maroc a accepté de financer les études de faisabilité technique et financière de ce grand projet à hauteur de 5,1 millions de dollars, sur le plan des études préliminaires qui  vont se concentrer sur l'urbanisation et les aspects sociaux, économiques et environnementaux du projet. Les études vont donner lieu à un projet de plan directeur, un montage technique et financier et un plan de réalisation. La gestion déléguée du projet sera confiée, du côté marocain, au groupe Al Omrane sous la supervision d'un comité exécutif nommé par le roi, et qui devra se réunir au moins deux fois par an.

Les accords et partenariats conclus entre le Maroc et le Soudan du Sud

 1/ Accord relatif à la réalisation de la nouvelle ville de Ramciel.

2/ Accord général de coopération.

3/ Accord sur la promotion et la protection de l’investissement.

4/ Convention sur la non-double imposition et la lutte contre l’évasion fiscale en matière d’impôt sur le revenu.

5/ Mémorandum d’entente dans le domaine agricole.

6/ Mémorandum d’entente sur la coopération industrielle.

7/ Mémorandum d’entente sur la coopération dans le domaine des mines.

8/ Accord de coopération dans le domaine de la formation professionnelle.

9/ Mémorandum d’entente entre la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) et South Sudan Business and employers federation (SSBEF).

Pour en revenir un peu à la politique nationale et l’ancrage de plus en plus marqué de la présence du Maroc en Afrique, force et de constater que les ministres RNI sont à la barre, avec à Juba Salaheddine Mezouar, Aziz Akhannouch, Mohamed Boussaïd, Moulay Hafid Elalamy, et Amina Benkhadra pour la coopération minière. Seul ministre présent, en dehors du « technocrate » Hassad, et non membre du RNI, le ministre de la Politique de la Ville Nabil Benabdallah, qui fait son retour en grâce après sa bévue de l’état, quand il avait été sévèrement recadré par le cabinet royal.

 



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