Le PPS appelle à accélérer les discussions pour la formation du gouvernement
Le PPS, membre de la coalition gouvernementale sortante, est aussi partie prenante, essentielle, dans l’actuelle majorité qui tarde à se former. Les liens d’amitié entre le secrétaire général du PPS et Abdelilah Benkirane sont connus et remontent à 2011, quand le PPS avait intégré le gouvernement Benkirane I, pour ne plus le quitter.
Une réunion du Bureau politique du PPS a permis aux dirigeants de ce parti de reformuler leurs revendications, pour « une accélération du processus afin de dépasser la situation actuelle, préjudiciable pour le Maroc et la gestion de ses affaires ». Le parti de Benabdallah appelle à « une prise de conscience aux fins d’aboutir à un consensus positif et de mettre en place les jalons pour établir un climat de confiance qui serait à même de permettre une lecture juste de la situation politique ».
Le PPS coupe en fait la poire en deux entre le chef du gouvernement désigné Abdelilah Benkirane et le président du RNI Aziz Akhannouch. Si le second insiste pour l’intégration de l’USFP dans la majorité parlementaire et au gouvernement, le premier ne veut pas en entendre parler. Et le PPS d’insister sur « le respect des dispositions de la constitution, le respect de la volonté populaire issue du vote du 7 octobre 2016, et la nomination du chef du parti arrivé premier à la tête du futur gouvernement ». Cela, c’est dans le sens de Benkirane.
Pour appuyer l’argumentaire d’Akhannouch, le PPS évoque la nécessité d’une majorité forte et de l’établissement d’un programme réformateur qui serait celui de toutes les composantes de la future majorité. Le chef du RNI explique son insistance à intégrer l’USFP par le besoin que le gouvernement soit appuyé par une majorité forte et cohérente. Avec les 20 députés de Driss Lachgar, la majorité sera constituée de 240 élus (125 du PJD, 12 du PPS, 56 du RNI/UC et 27 du MP).