Meurtre du député Merdas, un homme arrêté
L’élu de la circonscription Settat Ben Ahmed Abdellatif Merdas a été tué ce mardi 7 mars, tard dans la soirée, par trois hommes armés circulant à bord d’une voiture noire et qui l’ont abattu de trois coups de fusil de chasse, avant de prendre la fuite. Ce mercredi, la police de Casablanca a procédé à l’arrestation d’un individu de 27 ans, qui pourrait être lié à ce meurtre.
La Direction générale de la sûreté nationale a publié un communiqué dans lequel elle indique que les premiers témoignages recueillis sur la scène de crime font état d’une voiture privée de couleur noire qui rodait autour du domicile de la victime, avant que ses passagers ne tirent trois coups de feu en sa direction et prendre la fuite vers une destination inconnue.
Les investigations et les enquêtes préliminaires ont permis de recueillir des preuves matérielles de l’implication présumée dans ce crime d’un individu originaire de la ville de Ben Ahmed. En effet, il avait eu des propos menaçants à l’égard du défunt Merdas, en raison de différends que les deux hommes auraient eus. Cela a conduit une équipe de policiers à se déplacer à Ben Ahmed, au domicile de l’individu.
Les perquisitions menées chez l’homme placé en garde à vue ont donné lieu à la saisie de deux armes de chasse et des cartouches semblables à celles utilisées dans cet homicide, qui ont été acheminées au laboratoire de la police technique et scientifique. L’analyse balistique permettra de déterminer si les balles qui ont tué Merdas proviennent des armes saisies chez le suspect. Les recherches et les investigations dans cette affaire se poursuivent pour établir les circonstances de ce crime et ses véritables motifs, ainsi que les complicités éventuelles.
Selon de premières informations sur le mobile du crime, une histoire de coeur... En effet, le défunt aurait entretenu une relation avec la fille de son mentor en politique, Mohamed K., et n'aurait pas respecté sa promesse d'épouser la dame. Une affaire sentimentale, et aussi de réglements de comptes politiques, serait à l'origine du meurtre, dont l'individu soupçonné et en garde à vue serait le fils de Mohamed K., et le frère de la femme en question. Mais des informations sûres seront procurées par le parquet à la fin de l'enquête qui a mobilisé les plus hauts gradés de la police nationale.