La diplomatie parlementaire en œuvre en Finlande
Lorsque l’on dit que la Chambre des représentants ne peut véritablement fonctionner en l’absence de gouvernement, et que les députés attendent la formation d’un exécutif pour faire leur travail, c’est faire montre d’une méconnaissance du travail parlementaire, qui n’a pas uniquement trait au gouvernement. Le président de la Chambre des conseillers multiplie les visites dans le cadre de la diplomatie parlementaire, et le voilà aujourd’hui en Finlande.
Hakim Benchamach a conduit une délégation (féminine) dans ce pays réputé pour la place que tiennent les femmes dans les instances décisionnelles. Il a rencontré le chef de l’Etat, son homologue président du parlement et plusieurs ministres, en plus du président du patronat finlandais. Une opération relation publiques qui montre qu’un parlement peut fonctionner, même avec un gouvernement de gestion des affaires courantes.
La délégation accompagnant Benchamach est composée de sa vice-présidente Neila Tazi (également vice-présidente de la CGEM, d’où la visite au patronat), de la cheffe du groupe de l’UMT Amal Omari et de la conseillère CDT Rajaa Kessab. Deux syndicalistes dans un pays où le taux de syndicalisation est de 75%, similaire aux autres pays nordiques qui présentent les taux les plus forts au monde en matière de syndicalisation.
Cette délégation de femmes accompagnant Benchamach en Finlande, au-delà du 8 mars qui est une coïncidence calendaire, rappelle en quelque sorte la représentation diplomatique féminine du Maroc en Scandinavie, avec Amina Bouayach en Suède, Lamia Radi en Norvège et Islande et Khadija Rouissi au Danemark. Une politique avantageuse pour défendre les grandes priorités nationales, et bien évidemment la question du Sahara, dans une région du monde qui n’en est pas très informée.