La rencontre Ali al Himma – Benkirane commentée dans la presse

La rencontre Ali al Himma – Benkirane commentée dans la presse

La semaine dernière, le conseiller royal Fouad Ali al Himma rendait visite à l’ancien chef du gouvernement et actuel secrétaire général du PJD Abdelilah Benkirane. Les médias avaient alors rapporté que le thème des discussions était la situation à al Hoceima, mais Ali al Himma a publié une mise au point musclée, démentant avoir entretenu son hôte d’al Hoceima. Commentaires dans les médias.

Le politologue Mustapha Sehimi a ainsi expliqué à Akhbar Alyoum qu’il faut relever le caractère personnel de la mise au point du conseiller, rappelant qu’en septembre 2016, c’était un communiqué du palais royal qui avait (brutalement) recadré Nabil Benabdallah, quoique ce dernier, dans ses déclarations à Al Ayyam, n’avait pas nommément cité Ali al Himma.

Par ailleurs, le communiqué de ce dernier confirme la rencontre qu’il y a eu entre lui et Benkirane et, considérant la place du conseiller auprès du roi, cette initiative a très certainement dû recevoir l’aval du chef de l’Etat, sachant en outre que « la personne de Fouad Ali al Himma n’est pas ordinaire en raison de sa proximité avec le roi et sachant aussi que Benkirane est aujourd’hui la seule personne qui bénéficie encore de crédibilité et de légitimité ».

Sehimi explique enfin que même si la visite d’Ali al Himma était d’ordre personnel, on doit la mettre en parallèle avec l’état des relations entre les deux hommes, et « bien que  le conseiller rappelle que Benkirane était chef du gouvernement au début des contestations dans le Rif, il n’était en réalité que le chef du gouvernement désigné, la sécurité et la justice étant alors dévolues à respectivement Mohamed Hassad et à Mustapha Ramid ».

Pour sa part, l’historien Mohammed Ennaji a déclaré à Yabiladi.com qu’ « une visite qui a eu lieu et qui mérite qu’on revienne dessus n’est pas une visite quelconque parce que l'intéressé ne l'est pas ». Et de rappeler que « Benkirane n'avait pas été reçu quand il s'était rendu au Palais pour rendre compte de ses négociations avec les chefs de parti. Les modes de visiter et de recevoir sont donc essentiels à l'intelligence des rapports avec le Palais ».

Pour Ennaji, « le pouvoir nourrit de l’inquiétude pour l’avenir sans qu'on sache la nature de cette inquiétude et son terme ». Et de conclure sur cette sentence grave : « le Makhzen quand il excommunie, excommunie pour de bon, n’appelle plus au téléphone, (et) les exemples sont légion ».

AB



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