La police dément l’affaire des « 17 milliards »

La police dément l’affaire des « 17 milliards »

La direction générale de la sûreté nationale a démenti ce samedi 1er juillet avoir procédé à la saisie de 170 millions de DH dans le domicile du parlementaire istiqlalien arrêté à Had Soualem, dont il est également président de la municipalité.

C’était devenu en une semaine une vérité, puis une affaire d’opinion publique qui grossissait, grossissait. De calembours en montages, de plaisanteries grasses en critiques acerbes contre un système pervers, tout le monde et chacun y allait de sa version. La police, donc, aurait retrouvé au domicile de Zine El Abidine El Houass la somme de 170 millions de DH en coupures de 200 DH, plus une fortune de 30 millions de DH ornant son compte bancaire, et depuis quelques jours, le Maroc virtuel et réel ne parle que de cela, et d’al Hoceima, avec un lien facile entre « la corruption des uns et la misère des autres ».

Samedi 1er juillet, donc, et face à l’ampleur qu’était en train de prendre la rumeur, la DGSN a publié le communiqué suivant : « La Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN) a démenti catégoriquement les rumeurs et allégations relayées sur les réseaux sociaux, attribuant à la Brigade nationale de la police judiciaire (BNPJ) la saisie de 17 milliards de centimes dans le domicile d’un parlementaire poursuivi par le parquet compétent dans le cadre d'une affaire pénale. La DGSN, qui rejette toutes ces rumeurs, a précisé dans un communiqué que la BNPJ n’est pas la partie qui a été mandatée pour mener l’enquête préliminaire dans cette affaire »… rappelant à l’occasion que la commune de Had Soualem est sous la juridiction de la gendarmerie royale et non de la police.

ZIne El Abidine El Houass, en revanche, a été appréhendé sur ordre du parquet pour une affaire pénale dans laquelle un promoteur immobilier a porté plainte contre l’élu pour l’avoir contraint à lui verser la somme de 800.000 DH en contrepartie de documents administratifs divers. El Houass a été déchu de ses mandats électoraux, et la chose lui a été signifiée dans sa cellule.

Les problèmes d’El Houass avec la justice et le ministère de l’Intérieur remontent à 2015 quand plusieurs plaintes avaient été déposées contre lui pour malversations et irrégularités dans la gestion de sa ville. Il était alors PAM, et même le PAM s’était défait de lui, le radiant de ses « cadres ». Il était revenu plus tard, sous la bannière Istiqlal (ci-dessus, avec Hamid Chabat), puis avait « conquis » le Conseil communal, et le siège parlementaire aussi, un an après.

AB



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