Le tribunal de Salé donne le droit de réplique à la défense des accusés dans l’affaire Gdim Izik

Le tribunal de Salé donne le droit de réplique à la défense des accusés dans l’affaire Gdim Izik

La défense des accusés dans les violences de Gdim Izik aura désormais le droit de réplique. C’est ce qu’a décidé mardi 11 juillet, la chambre criminelle de la Cour d’appel à Salé, en décidant de reprendre l’examen de l’affaire le 18 juillet prochain.

L’accord pour ce droit, qui n’est habituellement attribué qu’au parquet général et à la défense de la partie civile, s’inscrit dans la volonté de la Cour de garantir les conditions d’un procès équitable, pour l’ensemble des parties à cette affaire.

L’audience du mardi 11 a été marquée par le rejet des plaidoiries de la défense des accusés par le parquet général qui a considéré qu’elles n’étaient basées sur aucun fondement de fait ou de droit. Quant à l’arrestation des prévenus, elle s’est appuyée sur la constatation de la police judiciaire des actes criminels qu’ils ont commis, dont la véracité a été prouvée par les enquêtes et investigations qui ont suivi.

Le 17 février 2013, le tribunal militaire de Rabat avait condamné les détenus à des peines allant de 20 ans de prison ferme à la perpétuité, un verdict qui a suscité une levée de boucliers générale à l’étranger, mais qui a été annulé en déférant les poursuivis pour « constitution de bandes criminelles et violences sur les forces de l'ordre ayant entraîné leur mort avec préméditation, mutilation de cadavres et complicité », devant la Cour d’appel à Salé.

Le procès de Gdim Izik, grandement médiatisé après la traduction des mis en cause devant le tribunal militaire en 2013, va donc tant bien que mal vers sa fin, sous les yeux d’observateurs internationaux.

WA



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