Nasser Bourita lance sa stratégie « tolérance zéro » dans les consulats du royaume
Quatre mois après son arrivée à la tête du ministère des Affaires étrangères, Nasser Bourita apporte les dernières touches à sa politique d’assainissement dans les différents consulats du Maroc de par le monde. Cette politique entre dans une stratégie globale mise en œuvre par le ministère pour améliorer les services dans ces administrations et renforcer la proximité avec les Marocains du monde qui ont à maintes reprises exprimé leur insatisfaction, voire colère, contre les fonctionnaires consulaires.
A ce propos, et dans un entretien accordé à notre confrère Mowatine, Nasser Bourita a rappelé que « le roi Mohammed VI à l’ouverture de la session d’automne du parlement, en octobre 2016, avait été très clair en affirmant que les consulats ont un seul et unique responsable qui est le consul ». Le ministre explique donc que son département se doit d’apporter toute l’aide et l’assistance nécessaires à ces consuls s’ils comptent dans leurs rangs des fonctionnaires inaptes ou incompétents.
Ainsi, toujours selon le ministre, il appartient aux différents consuls du royaume dans le monde d’assainir leur administration, que cela concerne les diplomates ou les fonctionnaires, et c’est pour cela, ajoute Nasser Bourita, que son département a opté pour une logique de « tolérance zéro » contre tout employé consulaire, de quelque rang qu’il soit, convaincu d’indiscipline, de négligence dans son travail, ou prêtant le flanc à des accusations de corruption.
Le ministère place donc ses espoirs dans cette nouvelle génération de consuls, qui compte de nombreux jeunes, compétents et imprégnés du principe de service public. Ceux-là conduiront les changements introduits dans les consulats afin de moderniser leurs services et de préserver les principes essentiels de leurs fonctions. Le roi Mohammed VI avait, rappelle le chef de la diplomatie marocaine, exhorté directement les consuls à interagir avec leurs administrés et à apporter des réponses claires aux demandes de leurs administrés, soit une réponse favorable et rapide si la demande est légale, soit un refus justifié et argumenté dans le cas contraire.
Nasser Bourita se réfère donc aux deux discours du roi, celui du parlement et celui de la fête du Trône, et en retire les principes fondamentaux de l’action consulaire, dans le sens de son amélioration, de son renforcement et d’une plus grande efficience.
Le ministre tient à rappeler les mots du chef de l’Etat sur le fait que la responsabilité est d’abord un honneur et un droit et non un privilège. Ainsi, le consulat doit être au service du citoyen et non l’inverse, et le consul doit agir efficacement, sans attendre une autorisation pour accomplir de son devoir.
Propos recueillis par Khalid Rizaoui de Mowatine.Com (traduction de Panorapost.com)