L’ONSSA revient à la charge pour la viande putréfiée de l’aïd al-Adha

L’ONSSA revient à la charge pour la viande putréfiée de l’aïd al-Adha

Le jour de l’aïd al-Adha et les jours suivant, un grand nombre de ménages ont constaté que les viandes des ovins qu’ils ont immolés vendredi ont viré au vert, dégageant des odeurs douteuses et présentant une texture encore plus étrange. L’Office National de Sécurité Sanitaire des produits Alimentaires (ONSSA) avait publié un communiqué décrié pour avoir imputé l’entière responsabilité des putréfactions constatées aux familles. L’Office revient sur cette question.

Dans un communiqué publié ce mercredi 6 septembre, l’ONSSA indique en substance ce qui suit :

1/ La couleur verte et la putréfaction n’a jamais été enregistrée au Maroc, sauf cette année et l’année dernière, à un degré nettement inférieur. Cela est dû à la chaleur  enregistrée ce jour, avec  des températures allant jusqu’à 38° et une humidité élevée. Ainsi dans les cas où l’immolation et les conditions d’hygiène ne sont pas respectées, des bactéries apparaissent rapidement et la putréfaction commence ;

2/ 3,5 millions de têtes d’ovins et de caprins sont abattues chaque année dans les abattoirs du royaume, et aucun cas de putréfaction ou de changement de couleur n’a été relevé, sachant que les sources d’approvisionnement de ces abattoirs sont les mêmes que pour l’aïd al-Adha ;

3/ L’engraissement et l’alimentation du cheptel destiné aux abattoirs sont les mêmes que pour les bêtes vendues à l’occasion de l’aïd, et rien n’a été enregistré jusque-là. Aussi, les informations rapportées ici et là sont dénuées de tout fondement. Un examen des résidus de produits vétérinaires administrés aux bêtes a montré qu’il n’y en avait pas dans les carcasses étudiées, mais les enquêtes et investigations se poursuivront.

4/ Les analyses effectuées ont montré que certains échantillons examinés ont mis en évidence la présence de plusieurs types de bactéries comme les clostridies, les pseudomonas et les coliformes, en plus des staphylocoques dans les appareils digestifs des bêtes immolées. Si les conditions climatiques ne sont pas favorables, le processus de putréfaction peut alors s’enclencher car les bactéries résistantes passent alors dans les viandes et les abats.

L’ONSSA affirme en outre que ses services ont reçu 1.449 plaites, dont 679 « seulement » concernant la couleur verte des viandes et les cas de putréfaction. Sur un total de 5,5 millions de bêtes immolées, cela fait un pourcentage de 0,01 sur le total national.

Par ailleurs, les services de l’ONSSA ont effectué 6.690 visites sur le terrain, dont 2.649 dans les exploitations d’élevage de bêtes pour l’abattage, avec examen d’un échantillon de plus de 4.200 animaux.

Pour 2018, l’ONSSA a décidé de procéder au pointage des animaux destinés au sacrifice rituel, avec le renforcement des opérations de visites et de contrôle de leur alimentation. Les contrevenants aux règlements seront sanctionnés.



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