Les sanctions pour violation de péages vont être activées
Que de fois n’a-t-on constaté ces véhicules/conducteurs resquilleurs aux péages ? Les autorités ont donc décidé de sévir, le manque à gagner étant important pour la société Autoroutes du Maroc, qui ne révèle en revanche pas l’étendue du phénomène.
La pratique est simple, il faut simplement disposer d’une rapidité de réaction, et d’une très forte dose d’incivisme. Il s’agit de coller le véhicule devant, en train de s’acquitter de son droit d’usage et, une fois que cette voiture démarre, lancer son véhicule en même temps, en collant le plus à celui qui précède. Or, comme les choses sont bien faites en ce bas-monde, des caméras sont disposées à tous les guichets de péage, et immortalisent tout.
Ainsi, selon notre confrère Medias24.com qui détient l’exclusivité de l’information, Autoroutes du Maroc a décidé de sévir et d’activer la loi. Que dit la loi, en l’occurrence la loi 116.14 formant Code de la route ? Que la violation de péage est une infraction de 1ère classe, qui ouvre sur une amende de 700 à 1.400 DH, avec possibilité de s’acquitter de l’amende avant jugement.
Medias24.com précise qu’en cas de 50 récidives, le contrevenant est passible d’une peine d’emprisonnement allant de 5 à 10 jours de prison. Mais pourquoi la prison ? Et pourquoi attendre 50 récidives ?
Un conducteur qui resquille 50 fois est plus un délinquant qu’un resquilleur. Ne serait-il pas meilleur de fixer le plafond à 5 récidives et au lieu d’emprisonner le contrevenant, de lui confisquer son véhicule et de le placer en fourrière pour un mois, deux, trois ? C’est au législateur de voir et d’estimer les choses, en essayant d’oublier les vieux réflexes de la privation de liberté.
Toujours est-il que les temps deviendront de plus en plus durs pour les chauffards qui refusent de payer leur écot pour une infrastructure qui aura coûté des milliards à l’Etat, sans qu’il n’ait forcément réussi à l’amortir dans les temps initialement prévus.
Aziz Boucetta