Nizar Baraka veut préserver « la dignité » de Hamid Chabat
Le monde est à J-4 de l’ouverture du 17ème congrès général du parti de l’Istiqlal, et les préparatifs vont bon train. Ainsi, aujourd’hui était jour de conférence de presse du seul candidat déclaré au secrétariat général, avec Hamid Chabat, le candidat sortant. Nizar Baraka a dit beaucoup de bien de son challenger.
« Il faut assurer et préserver la dignité de Hamid Chabat », a lancé le président du Conseil économique, social et environnemental aux journalistes venus l’interviewer. Et d’expliquer ensuite que « Hamid Chabat est d’abord et avant tout le secrétaire général du parti de l’Istiqlal, jusqu’à la fin du congrès. Il a participé, avec les autres camarades du Comité exécutif » à la bonne organisation du congrès qui devra être le congrès de tous ».
Jamais l’Istiqlal n’a été aussi menacé de scission, depuis la fameuse de 1959, quand l’UNFP était née. La source de cette situation n’est autre que Chabat qui, malgré tout et envers et contre tous, insiste pour se maintenir en place. L’homme se sent traqué, et se dit persécuté, lui qui a crié à sa mort à plusieurs reprises.
Mais hier dimanche 24 septembre, coup de théâtre ! Au domicile de Taoufiq Hjira, les membres du Comité exécutif se sont réunis, au grand complet, avec Nizar Baraka (photo). Selon l’un des participants, chacun a campé sur ses positions, Chabat et Baraka n’ayant pas accepté de se désister au profit de l’autre. Alors tout le monde est tombé d’accord sur le fait que l’Istiqlal est assez grand pour abriter tout le monde, que tous sont frères et que les nuages passent comme dans un ciel d’étét. Certes, mais le ressentiment est gros comme un nuage d’hiver…
Et comme tout se passe toujours très bien dans la maison Istiqlal, Nizar Baraka a dit qu’il « n’avait pas demandé à Chabat de se retirer de la course au leadership car chacun a le droit de se porter candidat. Et après le congrès, nous nous retrouverons unis et nous continuerons notre chemin ensemble ».
Nizar Baraka parle déjà comme le futur vainqueur qu’il sera le soir de dimanche 1er octobre au soir. Ce faisant, il semble agir sur la psychologie de ce qu’il reste encore comme troupes à Hamid Chabat qui, en deux ans, a perdu la mairie de Fès, son alliance objective avec le PAM sur lequel il portait tant d’espoirs, et surtout sa crédibilité et son aura.
Aziz Boucetta