L’Istiqlal a commencé à élire son secrétaire général
Cela fait une semaine que le suspense a commencé au sein du parti de l’Istiqlal, après le congrès étrangement avorté, puis l’élection reportée… Les membres du Conseil national parviendront-ils finalement à assurer un bon déroulement de l’opération de vote ? Ou non ? Il semblerait que oui, et les électeurs ont commencé à entrer dans les isoloirs dès 1015, ce samedi 7 octobre.
Vers 10 heures, au départ, les gens de Hamid Chabat, secrétaire général sortant et candidat à sa réélection, ont essayé d’entrer en force et en groupes compacts dans la salle couverte du complexe Moulay Abdallah de Rabat. Mais le service d’ordre, bien briefé et prêt à toute éventualité, était là, et a empêché les trublions d’entrer. Le mot d’ordre de la présidence du congrès est que les électeurs entrent par groupes de 20, votent selon une méthode particulière, et s’en vont, quittant la salle couverte.
L’identification des électeurs est effectuée par les responsables du congrès et les représentants de chaque candidat, puis l’électeur ainsi identifié par scanner, visuellement et administrativement, est alors annoncé dans un haut-parleur, puis se dirige vers l’isoloir, en laissant son téléphone à l’extérieur. Il n’y a pas de bulletin pré-imprimé, les électeurs devant écrire eux-mêmes le nom de leur champion.
Il est midi, les électeurs ayant voté sortent, à l’instar d’Abbas el Fassi, d’Abdelhaq Tazi, de Mhamed Douiri. L’ambiance est sereine et les choses se passent bien. « Chabat a perdu dès le matin, quand l’opération de vote a commencé sans qu’il n’y puisse rien », nous dit un membre du Conseil national qui vient de voter.
Le vote se poursuivra au-delà de 14 heures, et le comptage des voix devrait prendre quelques heures. Le nom du vainqueur devrait donc être annoncé en fin d’après-midi, avant que ne commence l’élection des membres du Comité exécutif.
Hamid Chabat se présente alors devant la presse et se déclare fier et heureux du bon déroulement de l’opération. « Nous sommes le 7 octobre et cela a un sens (allusion aux élections législatives de 2016) ; il ne faut pas que ce qui s’est passé ce jour-là se répète. Ceci est un jour important pour le parti, les Istiqlaliens, et l’opinion publique qui doit être convaincue », affirme celui qui est encore secrétaire général du parti, ajoutant que « le Conseil national a été humilié, ses membres restant sous le soleil de plomb. Je ne sais pas qui est dedans, dans une salle interdite aux membres du Conseil national. J’ai des vidéos sur les dépassements et anomalies ».
Aziz Boucetta