Le Comité central du PPS s’achemine vers un maintien du parti au sein de la majorité

Le Comité central du PPS s’achemine vers un maintien du parti au sein de la majorité

Ce samedi matin 4 novembre s’ouvrait à Salé le Comité central extraordinaire du PPS, convoqué par le Bureau politique qui s’est tenu la semaine dernière après le séisme qui a secoué la formation dirigée par Nabil Benabdallah. L’enjeu de ce Comité central est de décider du maintien du PPS dans l’actuelle majorité, ou son basculement dans l’opposition. Il semblerait que ce soit la première hypothèse qui sera retenue, même si les camarades ont un sérieux coup de blues.

Ouvrant les travaux, le secrétaire général Nabil Benabdallah, lui-même rudement limogé par le Roi en date du 24 octobre dernier, a fait part de son sentiment, et aussi de ses ressentiments. « Notre pays traverse aujourd’hui une phase de son histoire où il a besoin de toutes ses forces vives, et où il a besoin que chacun fasse montre d’abnégation », lance-t-il d’emblée à la salle, ajoutant que « nous avons encore un rôle à jouer et le pays a besoin de notre parti comme force sérieuse de proposition, qui émet ses idées dans le respect de la constitution et de ses institutions ».

L’ancien ministre depuis une semaine a précisé que « malgré le coup de tonnerre qui nous a frappés et suite auquel nous refusons de plier, nous plaçons l’intérêt de la nation au-dessus de tout et nous continuerons à aller de l’avant ».

S’en suivent plusieurs autres phrases du même genre, toutes secouées de trémolos et de moulinets, mais Nabil Benabdallah explique et affirme que le parti a reçu des signaux venus de toutes parts, du bas et aussi, et surtout, du haut, «indiquant la volonté de voir le PPS maintenu au sein de la majorité ». Et c’est pour cela que le secrétaire général a suggéré que « le parti adopte une attitude constructive avec ce qui s’est produit, en restant au sein de cette majorité et de ce gouvernement pour réaliser ce qui a été promis ».

Mais il n’a pas oublié de dire que le rapport qui est à l’origine de sa révocation de l’Urbanisme et de celle de Housaine el Ouardi de la Santé « n’est pas sacré, et qu’il est discutable comme les autres rapports du même genre qui, examinés comme il le faut, quand il le faudra, montreront autant de dysfonctionnements que celui en question, sinon plus ».

En un mot, comme en cent, ou même en mille, les ex-camarades semblent aller vers la décision de passer leurs ministres révoqués par pertes et profits, d’avaler la couleuvre et de rester en fonction.

AB



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